Koumac : Tolérance zéro face aux incivilités

Dans un communiqué officiel adressé à la population, le maire Wilfrid Weiss annonce une série de mesures destinées à renforcer la sécurité sur la commune.
Le document est sans ambiguïté : la sécurité et la tranquillité publique sont désormais une priorité absolue.
Face aux incivilités constatées ces dernières semaines, l’édile dit agir avec détermination.
Il affirme être « conscient et profondément préoccupé » par la situation.
Un message clair adressé aux administrés : la mairie ne laissera pas s’installer un climat d’impunité.
Le ton est posé, institutionnel, mais ferme. Il s’agit de rassurer, mais aussi de rappeler les règles.
Car derrière les mots, des décisions concrètes sont engagées.
Sécurité : saisine du Haut-Commissariat et renfort des forces de l’ordre
Le maire indique avoir alerté le Haut-Commissariat de la Nouvelle-Calédonie. Il précise également avoir saisi le général de la gendarmerie.
Objectif : faire remonter la situation et obtenir un appui renforcé.
Des échanges ont déjà eu lieu avec le commandant de la compagnie de Koné. Ces discussions visent à mettre en place des solutions « concrètes et adaptées ». La coordination entre l’État et la commune est ainsi officiellement enclenchée.
Dans ce cadre, un dispositif de rondes nocturnes aléatoires est désormais organisé. Ces patrouilles ont lieu en semaine comme le week-end. Elles visent à renforcer la présence sur le terrain.
Le but affiché est clair : prévenir les comportements inacceptables. La logique est celle de la dissuasion.
Occuper l’espace public pour éviter qu’il ne soit abandonné aux fauteurs de troubles.
Le communiqué insiste sur la complémentarité des forces engagées. La gendarmerie assure la patrouille de permanence chaque nuit. Cette mission est assurée par le DSI de Koumac.
Le maire rappelle un point essentiel : le 17 est le seul numéro permettant de déclencher l’intervention immédiate des forces de l’ordre.
Un appel direct à la responsabilité civique.
Renfort des moyens municipaux : recrutement et proximité
Au-delà de l’action de l’État, la commune entend également renforcer ses propres moyens.
Le communiqué annonce le lancement prochain d’une procédure de recrutement. Il concerne le recrutement d’un deuxième garde champêtre.
Ce renfort vise à accroître la présence municipale sur le terrain. La surveillance des espaces publics est au cœur du dispositif. Il s’agit de restaurer l’autorité locale.
Autre piste évoquée : le recrutement éventuel d’auxiliaires de proximité. Ces personnels pourraient contribuer au renforcement des patrouilles de nuit. La mairie étudie cette possibilité pour adapter sa réponse.
Cette stratégie repose sur un principe simple. La proximité et la visibilité sont des leviers de prévention.
Plus de présence, c’est moins d’incivilités.
Le maire ne parle pas de mesures symboliques. Il détaille des décisions administratives précises. Le calendrier est engagé.
Responsabilité citoyenne et fermeté judiciaire
Le communiqué ne s’arrête pas aux dispositifs préventifs. Il évoque également le volet judiciaire. Les enquêtes en cours menées par la brigade de Koumac progressent.
Selon le maire, les auteurs des dernières exactions ont été identifiés. Ils doivent être présentés devant la justice.
Un message de fermeté assumée.
La réponse pénale est considérée comme indispensable. Sans sanction, il n’y a pas d’autorité. Sans autorité, il n’y a pas de tranquillité durable.
Wilfrid Weiss affirme rester pleinement mobilisé. Il dit agir en partenariat avec les forces de sécurité de l’État. L’objectif est clair : assurer la protection et la sérénité de chacun.
Le communiqué s’adresse directement aux habitants. Il les encourage à signaler tout comportement suspect. La vigilance collective est présentée comme un devoir.
Ensemble, nous devons préserver la qualité de vie et la sécurité de notre commune, conclut-il.
Une formule qui sonne comme un engagement politique. Mais aussi comme un rappel à l’ordre.
À Koumac, la municipalité assume une ligne claire. Refuser la banalisation des incivilités. Refuser l’excuse permanente.
La sécurité n’est pas un slogan. Elle est présentée comme une condition de la liberté. Et comme un socle de la vie en communauté.
En s’appuyant sur l’État, en renforçant les moyens municipaux, en appelant à la responsabilité citoyenne, le maire trace une voie structurée.
Pas de dramatisation. Pas de spéculation. Des faits, des décisions, un calendrier.
Le communiqué du 13 février 2026 marque ainsi une étape. Il officialise une stratégie. Il fixe un cap.
Dans un contexte où la cohésion sociale peut être fragilisée, la municipalité choisit la fermeté républicaine.
Et revendique le retour à l’ordre comme priorité.

