Sonia Lagarde : « Moi, je ne me roule pas dans le caniveau »
À l’issue du premier tour des municipales, Sonia Lagarde a frôlé l’élection dès le premier tour avec un score de 49,98 %. À 8 voix seulement de la majorité absolue, la maire sortante aborde le second tour en position de force. Forte de son bilan et de ses deux mandatures à la tête de Nouméa, elle appelle désormais les électeurs à confirmer leur choix et à lui renouveler leur confiance.
Dès les premières heures suivant le scrutin, l’édile a tenu à remercier les Nouméens pour ce résultat, tout en soulignant la vitalité démocratique du scrutin, marqué par la présence de huit listes.
Les urnes ont parlé, à huit voix, mais ce n’est pas grave, il y a un deuxième tour.
Un bilan revendiqué et assumé
Face aux électeurs, Sonia Lagarde met en avant un argument central : le bilan. Après deux mandatures, elle estime avoir tenu ses engagements et rappelle les nombreuses réalisations engagées dans la ville.
On a fait des propositions et on les a tenues à 98 %.
Elle cite notamment les infrastructures sportives, culturelles et les grands projets urbains qui ont transformé le visage de Nouméa ces dernières années : équipements de proximité, rénovation du patrimoine, développement d’espaces publics ou encore création d’événements structurants.
Pour elle, ce travail constitue aujourd’hui une base solide pour poursuivre le développement de la capitale, malgré un contexte financier encore contraint.
Stabilité et apaisement au cœur du projet
Dans une Nouvelle-Calédonie encore marquée par les tensions et les émeutes de 2024, Sonia Lagarde insiste sur le rôle fondamental de la mairie dans la préservation de la cohésion sociale.
La ville de Nouméa doit être une ville stable, solide pour tenir.
La maire sortante revendique une ligne claire : celle de l’apaisement. Refusant toute escalade verbale ou politique, elle affirme vouloir continuer à porter un message de rassemblement dans une ville profondément marquée par les fractures récentes.
Refus de la politique politicienne
Dans cette campagne de second tour, Sonia Lagarde adopte une posture résolument tournée vers le fond plutôt que vers les attaques personnelles. Elle assume ne pas entrer dans les affrontements avec ses adversaires, préférant recentrer le débat sur les enjeux municipaux.
Moi, je ne suis pas du genre à me rouler dans le caniveau.
Une position qu’elle justifie par une attente forte des électeurs, lassés selon elle des querelles politiques et des stratégies de confrontation.
Mobiliser pour conclure
À quelques jours du second tour, l’enjeu est désormais clair : transformer l’essai. Sonia Lagarde appelle à une forte mobilisation, notamment des abstentionnistes du premier tour, pour sécuriser une victoire qui lui a échappé de justesse.
Il faut savoir à qui on va confier les clés de la maison pour six ans.
Dans un scrutin où chaque voix compte, la maire sortante mise sur la responsabilité des électeurs et leur capacité à juger sur pièces. Pour elle, le choix est clair : poursuivre sur la voie engagée ou prendre le risque d’une rupture dans un contexte encore fragile.
