Municipales : Jonas Taofifenua dénonce la dérive de l’Éveil Océanien et Calédonie Ensemble
À l’issue du premier tour des municipales, le constat est sans appel pour Jonas Taofifenua : le recul de l’Éveil Océanien dans plusieurs communes de l’agglomération traduit une sanction politique claire. Ancien membre du parti, qu’il a quitté avant le lancement de la campagne, il livre une analyse sans détour et appelle à une mobilisation massive en faveur des listes loyalistes au second tour.
Un discours frontal, assumé, dans la droite ligne d’une campagne où les lignes politiques se sont fortement durcies.
C’est une sanction logique par rapport aux décisions prises ces derniers temps.
Une rupture assumée avec l’Éveil Océanien
Jonas Taofifenua ne cache rien de sa déception. Pour lui, le parti qu’il avait rejoint à ses débuts n’est plus celui qu’il a connu. Il évoque une perte de cap, une ligne devenue illisible, entre alliances fluctuantes et positions contradictoires.
Le parti était noble au départ, mais la vision a beaucoup changé.
Une évolution qui l’a conduit à prendre ses distances, convaincu que la trajectoire empruntée n’était plus compatible avec ses convictions.
Aller un coup à droite, un coup à gauche, ça ne pouvait pas marcher.
Selon lui, cette incohérence politique a fini par éloigner une grande partie de l’électorat, débouchant sur le revers enregistré au premier tour.
Un appel clair à l’unité loyaliste
À quelques jours du second tour, Jonas Taofifenua lance un appel sans ambiguïté. Pour lui, l’enjeu dépasse les seules municipales : il s’agit de structurer un rapport de force politique durable en Nouvelle-Calédonie.
Il faut que tous les partis loyalistes soient aux manettes.
Il insiste sur la nécessité de transformer l’essai dans toutes les communes concernées, de Dumbéa à La Foa, en passant par le Mont-Dore et Païta.
Il faut voter partout pour les partis loyalistes, c’est essentiel pour l’avenir du pays.
Dans son analyse, le résultat du second tour pourrait peser sur les équilibres politiques à venir, notamment en vue des prochaines échéances institutionnelles.
La Foa, symbole des alliances contestées
Interrogé sur la situation à La Foa, où des rapprochements entre Calédonie Ensemble, l'Éveil Océanien, et les indépendantistes ont émergé, Jonas Taofifenua dénonce une stratégie qu’il juge trompeuse vis-à-vis des électeurs.
Il y a une tromperie, on ne dit pas la vérité aux gens. C'est le Président de Calédonie Ensemble (Philippe Gomes) à la manoeuvre
Il critique notamment les logiques d’alliance qu’il considère opportunistes et déconnectées du vote exprimé au premier tour.
À ses yeux, il n’existe pas de position intermédiaire viable dans le contexte politique actuel.
Il n’y a pas de ligne médiane, il faut arrêter de mentir aux gens.
Un message adressé à la communauté
Dans son intervention, Jonas Taofifenua s’adresse directement à la communauté wallisienne et futunienne, appelant à la vigilance et à la cohérence politique.
Il évoque un attachement historique à la France, qu’il considère comme un élément structurant dans le choix électoral à venir.
On ne peut pas trahir nos anciens, il faut rester fidèles à ce qu’ils ont construit.
Un message appuyé, qui vise à mobiliser un électorat clé dans plusieurs communes.
Une interpellation directe à ses anciens alliés
Enfin, Jonas Taofifenua adresse un message sans détour à ses anciens partenaires politiques. Il rappelle les débuts du mouvement, les promesses initiales, et déplore une évolution qu’il juge en rupture avec l’esprit d’origine.
Pour lui, le désaccord est désormais total.
Vous avez changé la vision que vous aviez au départ, et je ne suis plus d’accord avec vous.
À l’approche du second tour, sa position est claire : il appelle à un choix tranché, sans compromis, dans un contexte où chaque voix pourrait peser lourd sur l’équilibre politique des communes et, au-delà, sur l’avenir institutionnel du territoire.

