«J’étais visé personnellement» : en Bretagne, un maire démissionne après avoir été victime d’intimidation

À peine élu, le maire de Moncontour a choisi de démissionner après une série de dégradations visant son domicile et son véhicule. Se disant personnellement ciblé et inquiet pour sa famille, il évoque un climat incompatible avec l’exercice de son mandat.
Quentin Gérard 29/03/2026

Olivier Pellan a été élu dès le premier tour des municipales (photographie d'illustration). AFP / © Isabelle Souriment / Hans Lucas
Moins de deux semaines après son élection, le maire de Moncontour (Côtes-d’Armor), Olivier Pellan, a annoncé sa démission. En cause : une série de dégradations visant ses biens, qui ont profondément affecté sa vie personnelle et familiale.
« J’ai pris mes fonctions le 21 mars à 10 heures et dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai été victime de dégradation sur mon domicile », a expliqué l’ancien édile sur CNews. Il a précisé avoir immédiatement réagi : « J’ai alerté les services de gendarmerie dès le lendemain, donc j’ai déposé plainte. » Des faits qu’il qualifie de ciblés : « J’étais visé personnellement. »
La situation a encore empiré quelques jours plus tard. « Dès jeudi après-midi, mon véhicule a été vandalisé. Un véhicule tout neuf : des rayures sur les portes », a-t-il détaillé. Une accumulation d’actes qui pèse lourd : « Cela fait beaucoup. Cela impacte aussi ma famille, nos emplois ; c’est compliqué. » Il a également évoqué l’angoisse vécue par ses proches : « Pour mon épouse et ma famille, c’était un peu compliqué. »
Face à cette pression, Olivier Pellan a estimé ne plus pouvoir exercer sereinement ses fonctions. « Je ne vois pas comment je peux m’engager dans un mandat dans la crainte que quelque chose vienne se passer dans mon cadre personnel », a-t-il confié.
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Interrogé sur CNews et Europe 1, ce dimanche, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a dit comprendre la décision d’Olivier Pellan. « Je ne peux pas lui en vouloir, je m’en désespère. Je comprends ce sentiment », a-t-il déclaré. Avant de réclamer une « réponse extrêmement ferme » de l’État et « beaucoup plus de moyens. »

