Crise des prix : « Forts et Unis » dégaine ses solutions

Au cœur des rayons, le verdict est sans appel : les prix explosent et les Calédoniens étouffent. Face à la vie chère, la bataille du pouvoir d’achat est désormais lancée.
Une immersion terrain pour coller à la réalité des prix
Ce mardi 16 juin, c’est au cœur du magasin Korail de Normandie que les élus de la liste « Forts et Unis » avec à leur tête, Sonia Backès, ont choisi de se rendre. Un déplacement hautement symbolique, dans un lieu du quotidien où la hausse des prix se constate sans filtre, rayon après rayon.
Dans les allées, le constat est partagé par tous : les paniers se vident, tandis que les factures, elles, s’alourdissent. Produits alimentaires, biens de première nécessité, charges fixes… rien n’échappe à la pression inflationniste qui frappe durement les familles calédoniennes.
Cette séquence de terrain n’a rien d’anecdotique. Elle s’inscrit dans une stratégie assumée : remettre le pouvoir d’achat au centre du débat politique, loin des discours déconnectés. Car, pour de nombreux ménages, faire ses courses est devenu une source d’angoisse récurrente.
Les classes moyennes, longtemps considérées comme un socle stable, sont désormais en première ligne. Salariés, retraités, familles : personne n’est épargné. Et la situation s’est encore aggravée après les émeutes de mai 2024, dont les conséquences économiques continuent de peser sur les prix et la consommation.
Des mesures économiques assumées pour relancer le pouvoir d’achat
Face à cette réalité, la liste « Forts et Unis », soutenue par Les Loyalistes et Le Rassemblement, avance une série de mesures concrètes, clairement orientées vers la relance par la consommation et la baisse des charges.
Première priorité : augmenter les salaires sans alourdir le coût du travail. Pour cela, la droite propose une baisse des charges sociales, afin de redonner immédiatement du souffle aux revenus des actifs. Une approche classique, mais assumée : libérer le travail plutôt que multiplier les aides ponctuelles.
Deuxième axe fort : la protection des plus fragiles. Il est ainsi proposé d’indexer les petites retraites sur l’évolution du coût de la vie. Une mesure qui vise à éviter que les anciens ne soient les premières victimes silencieuses de l’inflation.
Mais c’est surtout sur la question des prix que le projet marque une rupture. La suppression des droits de douane sur les produits importés d’Australie et de Nouvelle-Zélande, combinée à l’exonération du fret de certaines taxes, constitue un levier direct pour faire baisser les prix en rayon.
À cela s’ajoute la volonté de reconduire des dispositifs qui ont fait leurs preuves, comme le programme Sud Solidarité, mais aussi certaines aides exceptionnelles mises en place pendant la crise du Covid, notamment les primes ou les chèques emploi service.
Entreprises fragilisées, modèle à revoir en profondeur
Sur place, le témoignage de Jean-Marc Espalieu, directeur général des enseignes Korail et KGou, a apporté un éclairage sans détour sur la situation économique. À la tête d’un groupe employant 250 salariés, il a dressé un constat préoccupant : aucune de ses enseignes ne devrait être bénéficiaire en 2026.
Une réalité qui met en lumière un problème structurel : le modèle économique actuel ne tient plus face à la hausse des coûts et à la baisse du pouvoir d’achat. Pour espérer un redémarrage, il plaide notamment pour une réduction des protections de marché, souvent accusées de maintenir artificiellement des prix élevés.
Ce point rejoint les propositions portées par la liste « Forts et Unis », qui assume une ligne claire : ouvrir davantage le marché pour faire jouer la concurrence et faire baisser les prix. Une orientation libérale qui tranche avec les logiques de régulation renforcée souvent avancées ailleurs.
Dans un contexte où consommateurs et entreprises souffrent simultanément, l’objectif est double : redonner du pouvoir d’achat aux ménages tout en redonnant de l’oxygène aux acteurs économiques.
La bataille contre la vie chère est désormais au cœur de la campagne provinciale. Et, pour la droite calédonienne, le message est limpide : moins de taxes, plus de travail, et une économie relancée par la consommation.
(Crédit photo : page Facebook "Les Loyalistes")

