Provinciales 2026 : la FEINC dévoile 52 mesures choc

À l’approche des élections provinciales de 2026, la Fédération des entreprises et des industries de Nouvelle-Calédonie trace une ligne claire : rompre avec l’immobilisme et remettre l’économie au travail. Dans un contexte de contraction du PIB sur deux années consécutives, l’organisation patronale refuse toute posture attentiste et propose une feuille de route structurée autour de huit thématiques et de 52 mesures concrètes. L’objectif est assumé : réactiver la machine économique, restaurer la confiance et responsabiliser l’action publique.
Une stratégie de rupture face à l’enlisement économique
La FEINC part d’un constat sans détour : la Nouvelle-Calédonie ne peut plus fonctionner comme avant. La dégradation des indicateurs économiques impose des décisions rapides, structurantes et parfois impopulaires. Là où certains prônent l’accompagnement ou la redistribution, la fédération patronale appelle à une transformation en profondeur du modèle économique.
Le document présenté ce jeudi 25 juin s’inscrit dans une logique de résultats mesurables et de responsabilité politique. Il ne s’agit pas d’un catalogue de promesses, mais d’un plan d’action détaillé, avec des mécanismes de mise en œuvre clairement identifiés. La FEINC insiste sur un point central : la richesse ne se décrète pas, elle se produit.
Dans cette optique, la priorité est donnée à la maîtrise de la dépense publique. La fédération défend une discipline budgétaire stricte, accompagnée d’une transparence accrue dans la gestion des finances publiques. L’objectif est clair : réduire les délais administratifs, simplifier les procédures et redonner de l’oxygène aux entreprises.
Huit leviers pour reconstruire une économie productive
Le cœur du projet repose sur huit axes stratégiques, pensés comme autant de leviers de redressement. La FEINC met en avant une transition énergétique structurée, une politique industrielle ambitieuse et une souveraineté alimentaire renforcée. Elle fixe des objectifs chiffrés, notamment une montée progressive de l’autonomie alimentaire.
La question de la gouvernance économique est également centrale. La fédération propose la création d’un commissariat au Plan, chargé d’évaluer l’efficacité des politiques publiques. Elle prône également la rationalisation des structures existantes, jugées trop nombreuses et parfois inefficaces.
Sur le plan fiscal, la FEINC défend une stabilité sur toute la mandature, condition indispensable à la confiance des investisseurs. Elle propose un taux directeur à 0 % jusqu’au retour à l’équilibre, ainsi que des mesures incitatives pour favoriser l’investissement productif.
Le droit du travail est également ciblé, avec une volonté de flexibiliser les règles tout en simplifiant les démarches administratives. L’idée est de lever les freins à l’embauche et de permettre aux entreprises de s’adapter plus rapidement aux réalités économiques.
Une vision assumée : responsabiliser et produire
La FEINC ne se contente pas de propositions techniques. Elle porte une vision politique assumée, centrée sur la responsabilisation des acteurs publics et privés. Dans le domaine de la santé, elle appelle à appliquer des recommandations déjà existantes, souvent restées lettre morte. Elle défend également le développement de la télémédecine et la mise en place d’un dossier médical partagé.
Sur le volet éducatif, la fédération insiste sur la nécessité de revaloriser les filières techniques. Elle propose de relancer les diplômes professionnels et de renforcer l’accompagnement des élèves, notamment par des dispositifs de tutorat.
La question du nickel, pilier historique de l’économie calédonienne, est abordée avec pragmatisme. Après des investissements massifs sans résultats durables, la FEINC appelle à conditionner les aides publiques à des critères de viabilité économique et à développer des alternatives pour diversifier l’économie.
Enfin, la fédération rappelle un principe fondamental : l’argent public appartient aux Calédoniens. Elle appelle à une gestion rigoureuse, transparente et orientée vers la création de valeur. Le message est clair : il est temps de faire confiance à ceux qui produisent, investissent et créent de l’emploi.

(Crédit photo : page Facebook FEINC Entreprises et Industries de Nouvelle-Calédonie)

