Louis Aliot, Nicolas Bay, Julien Odoul… Les peines des autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du FN

Au-delà de la cheffe des députés RN, condamnée en appel à trois ans de prison dont un an sous bracelet électronique, plusieurs autres personnalités ont été jugées dans cette affaire, comme le maire de Perpignan, l'ancien secrétaire général du FN ou le député du RN.
Quentin Gérard 07/07/2026

Louis Aliot, Nicolas Bay et Julien Odoul. AFP / © Raymond Roig / Stephane de Sakutin / Sébastien Bozon
Des peines en cascade. Si tout le monde a les yeux tournés vers la peine infligée à Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du FN – trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique – onze autres prévenus ont été jugés par la cour d’appel de Paris. Le député du RN, Julien Odoul, a été condamné à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité avec sursis. Il pourra donc rester au Palais-Bourbon.
Le maire de Perpignan, Louis Aliot, a lui été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité avec sursis. L’ancien député européen pourra donc rester à la tête de sa mairie.
Nicolas Bay peut rester à Strasbourg
De son côté, l’eurodéputé Nicolas Bay, qui avait rejoint Éric Zemmour en 2022 avant de suivre Marion Maréchal deux ans plus tard, a été condamné en appel à un an de prison, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité, assortie du sursis. Il pourra donc rester au Parlement européen.
L’eurodéputée Catherine Griset, proche de Marine Le Pen, a elle été condamnée par la cour d’appel à un an de prison avec sursis et une inéligibilité de deux ans avec sursis. Guillaume L’Huillier, ancien directeur de Cabinet de Jean-Marie Le Pen, a lui été condamné à un an de prison avec sursis et à une peine d’inéligibilité de deux ans avec sursis.
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Ensuite, Bruno Gollnisch, ancien député européen, a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 25 000 euros d’amende, un an d’inéligibilité. Fernand Le Rachinel, ancien député européen, a été condamné à deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du parti, a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité.
De son côté Marine Le Pen peut théoriquement se lancer à l’assaut de 2027. La Cour d’appel de Paris l’a condamnée à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis, et 100 000 euros d’amende. Elle a aussi été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis. L’année de prison ferme serait aménageable à domicile avec bracelet électronique. En théorie, Marine Le Pen pourrait donc se présenter à la présidentielle 2027. Or, la cheffe des députés RN avait précisé ne pas vouloir faire campagne avec une telle mesure de privation de liberté.

