Je me suis réveillé, et la stabilité restait un pari

Je me suis réveillé samedi matin.
J’ai ouvert les infos.
J’ai compris que la Nouvelle-Calédonie était toujours en mode gestion de crise.
Alcide Ponga a présenté son bilan.
En résumé, il dit que ça va mieux.
Mais que ça ne va quand même pas très bien.
Les finances sont toujours tendues.
Le nickel reste la solution.
Et toujours le problème.
Air Calédonie déménage à Tontouta.
Ça râle.
Le comité coutumier de Lifou affirme qu’il ne lâchera rien.
Aircal répond qu’il fallait choisir entre changer ou couler.
Ambiance.
J’ai continué.
J’ai vu que Virginie Ruffenach récupérait les clés du Congrès.
Une passation historique.
Deux femmes.
Des discours sur le dialogue.
La modernisation.
La transparence.
Et des lances traditionnelles.
Parce qu’en politique, on ne sait jamais.
J’ai continué.
J’ai appris qu’un service destiné aux personnes déficientes visuelles venait d’être inauguré.
Pour une fois, une bonne nouvelle sans polémique.
Ça m’a presque inquiété.
Puis la réalité est revenue.
La grippe aviaire H5 avance dans le Pacifique.
Australie.
Nouvelle-Zélande.
Les autorités recommandent de ne pas toucher les oiseaux morts.
Je note.
J’avais déjà prévu de ne pas le faire.
Aircalin a également un avion immobilisé.
Des vols décalés.
Des passagers qui découvrent que les vacances peuvent commencer dans une salle d’embarquement.
L’OPT continue de résoudre ses problèmes bancaires.
Plus de 10 000 clients reconnectés.
Des virements qui cherchent encore leur chemin.
La technologie avance.
Parfois.
J’ai regardé les événements du week-end.
Festival de la paix.
Fête du Diahot.
Fête de l’igname.
Fêtes de Bayonne.
Même la météo semble avoir reçu une invitation.
Et elle a décidé de tout arroser.
Côté sport, il y a du football.
Du rugby.
Du Tour de France.
De la Formule 1.
Du triathlon.
Du karting.
Du judo.
Du badminton.
À ce stade, il ne manque plus qu’un championnat du monde de remplissage de dossiers administratifs.
Et là, nous aurions une véritable discipline locale.
J’ai refermé les infos.
Les finances sont fragiles.
Le nickel doit sauver l’économie.
Les institutions cherchent la stabilité.
Les avions cherchent leur horaire.
Les banques cherchent leurs virements.
Et les Calédoniens cherchent encore la sortie du tunnel.
Bref.

