Le Pacifique choisit la France

Résumé IA
À Plum, des militaires de cinq États insulaires apprennent à piloter des drones auprès d’instructeurs français lors d’un stage inédit. La formation couvre tout le parcours, permettant aux stagiaires de créer leur propre filière drone, dans le cadre de l’Académie du Pacifique.
Pendant que d'autres se contentent de discours, la France forme, transmet et agit dans le Pacifique.
À Plum, des militaires de cinq États insulaires viennent d'apprendre à piloter des drones auprès d'instructeurs français.
Une première édition qui marque le coup
Du 14 au 25 septembre, le Régiment d'infanterie de marine du Pacifique – Nouvelle-Calédonie a ouvert les portes de son camp de Plum à neuf cadres militaires venus de toute la région. Ils arrivaient de la République des Fidji, du Royaume des Tonga, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la République de Naoero, plus connue sous le nom de Nauru, et des Samoa.
Leur point commun ? Participer à la toute première édition du stage « drone de proximité ».
Deux semaines. C'est le temps qu'il leur a fallu pour apprendre à piloter un micro-drone, découvrir le milieu aéronautique et saisir les capacités tactiques et techniques d'un large éventail d'appareils. Le programme n'avait rien d'une simple initiation de vitrine.
Car c'est là que réside la vraie originalité de cette session. Le stage a couvert l'ensemble du parcours, de la formation jusqu'à l'entraînement. Une approche complète, pensée pour que chaque stagiaire puisse, une fois rentré chez lui, organiser sa propre filière drone au sein de son armée nationale.
On ne leur a pas donné un outil. On leur a transmis une méthode.
Au-delà du drone, un savoir-faire militaire complet
Le télépilotage n'est qu'un volet de l'effort engagé par les Forces armées en Nouvelle-Calédonie dans le cadre de l'Académie du Pacifique. D'autres instructions ont été dispensées au profit de militaires de la zone.
Combat en milieu clos. Combat corps à corps. Secourisme au combat.
Trois domaines exigeants, où l'expertise française n'a plus à faire ses preuves. Trois compétences qui font la différence sur le terrain, qu'il s'agisse de sécuriser un bâtiment, de neutraliser une menace au plus près ou de sauver une vie quand chaque minute compte.
L'objectif affiché par les FANC est limpide : renforcer les capacités opérationnelles des forces partenaires. Il s'agit de soutenir la stabilité de la région, mais aussi de permettre à ces nations d'intervenir de manière plus autonome dans les missions humanitaires et de secours lorsque frappent les catastrophes naturelles.
Dans une région exposée aux cyclones, aux séismes et aux tsunamis, ce n'est pas un détail. Le drone, en particulier, s'impose comme un atout décisif pour la surveillance des espaces maritimes comme pour la réponse aux catastrophes.
La France, puissance du Pacifique, assume son rôle
Ces formations s'inscrivent dans ce que les armées appellent la solidarité stratégique. Derrière l'expression, une réalité concrète : la France ne se contente pas d'être présente dans le Pacifique, elle y exerce des responsabilités.
Et elle le fait depuis la Nouvelle-Calédonie.
Voilà qui mérite d'être rappelé, à l'heure où certains voudraient réduire le territoire à ses fractures. Le Caillou demeure une base d'influence et de rayonnement français au cœur de l'Océanie, un point d'appui à partir duquel Paris tisse des liens durables avec ses voisins insulaires. Les militaires fidjiens, tongiens, papous, nauruans et samoans qui repartent de Plum emportent avec eux bien plus qu'une compétence technique. Ils emportent une expérience partagée avec des soldats français.
C'est ainsi que se construisent les partenariats solides. Par la confiance. Par le terrain. Par la transmission.
Les FANC résument elles-mêmes l'ambition de ces actions : bâtir, aux côtés des partenaires régionaux, un Pacifique plus sûr, plus résilient et plus solidaire. Une ambition que la France est l'une des rares puissances à pouvoir porter avec autant de crédibilité dans la région, forte de ses territoires, de ses forces prépositionnées et de son savoir-faire militaire reconnu.
Le message envoyé depuis la Nouvelle-Calédonie est clair. La France ne regarde pas le Pacifique de loin. Elle y est chez elle, et elle entend y tenir son rang.
(Crédit photo : FANC)



