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L'actualité locale

Importateurs : retenez le 19 octobre

5 octobre 2026 à 11:00
3 min de lecture
Importateurs : retenez le 19 octobre

Résumé IA

Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie met à jour les règles d'importation de produits à risque sanitaire. Fruits, légumes, plantes, mycélium de champignons, viande, miel et aliments pour animaux sont concernés. Les nouvelles règles s'appliquent au 19 octobre 2026 pour les produits végétaux, et au plus tard le 1er janvier 2027 pour les produits d'origine animale.

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Sur une île, la frontière sanitaire ne se négocie pas. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie vient de réécrire les règles qui décident de ce qui entre sur le territoire, et de ce qui reste dehors.

Ce qui entre chez nous, et à quelles conditions

Sur une île, une maladie animale ou un insecte ravageur qui passe la frontière, c'est parfois une filière entière qui vacille.

C'est pour cela que le pays s'est doté, dès 2014, de règles précises sur l'importation des produits jugés à risque sanitaire. Le 17 juin 2026, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a décidé de les mettre à jour.

Rien de spectaculaire en apparence. Tout d'essentiel en réalité.

Les produits végétaux sont les premiers concernés. Fruits et légumes, plantes destinées à être plantées, grains de café vert : les conditions pour les faire entrer sur le territoire évoluent.

Viennent ensuite les champignons, ou plus exactement leur mycélium, ce réseau de filaments à partir duquel on les cultive. Une liste des espèces autorisées est désormais fixée. Et les différents supports sur lesquels ce mycélium voyage sont pris en compte.

Le principe tient en une phrase : on sait ce qui entre, et comment.

Viande, alimentation animale, miel : un tri mis à jour

Le volet animal suit la même logique.

La liste des espèces et des pays autorisés à exporter vers la Nouvelle-Calédonie des aliments d'origine animale a été revue. Celle des pays autorisés pour la nourriture destinée aux animaux aussi.

Ce n'est pas de la paperasse. Le monde bouge, les foyers de maladies se déplacent, et les listes doivent suivre.

Certains certificats sanitaires, ces documents qui accompagnent la marchandise, ont également été adaptés. C'est le cas pour certains aliments pour animaux et pour les produits de la ruche qui ne sont pas destinés à être consommés.

Dernier point : les méthodes utilisées pour détruire les microbes dangereux dans certains produits ont été actualisées, en suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé animale.

La Calédonie se cale sur ce qui se fait de plus sérieux à l'échelle internationale. Et c'est bien ainsi.

Ouvrir quand c'est sûr, fermer quand ça ne l'est pas

Cette réforme a une origine concrète. Ce sont les professionnels eux-mêmes qui ont demandé à pouvoir importer de nouveaux produits.

Leurs demandes ont été étudiées une à une, risque par risque. Résultat : le cadre s'ouvre là où c'est possible.

Mais l'exigence ne baisse pas. L'objectif reste de garantir un niveau élevé de protection du territoire contre les maladies animales, les parasites des cultures et les autres menaces sanitaires.

Les nouvelles règles tiennent compte de ce que la science a appris ces dernières années, de la façon dont les maladies circulent dans le monde, et des dangers qui apparaissent.

C'est une politique de bon sens. Ni portes grandes ouvertes, ni repli sur soi. Simplement un pays qui protège ce qu'il a.

Pour les importateurs, deux dates à retenir.

À partir du 19 octobre 2026, les permis d'importation seront délivrés pour les produits végétaux et le mycélium concernés.

Pour les produits d'origine animale, les aliments, la nourriture pour animaux et les produits de la ruche non destinés à la consommation, les nouvelles règles s'appliqueront au plus tard le 1er janvier 2027.

La frontière sanitaire calédonienne change de méthode. Pas de cap.

(Crédit photo : DAVAR)