5 millions d’euros pour l’UNC

Résumé IA
Mardi 20 octobre, l'Université de la Nouvelle-Calédonie accueille Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne. Il échangera avec le public sur le nickel, l'industrie et l'emploi, et signera une convention de 5 millions d'euros pour la formation professionnelle avec Milakulo Tukumuli et Gilbert Tyuienon.
Mardi, l’Université de la Nouvelle-Calédonie reçoit l’un des hommes forts de la Commission européenne.
Il viendra parler d’industrie, de nickel et d’emploi, et il y signera un financement de 5 millions d’euros.
Une séquence publique rare sur le campus
Le rendez-vous est fixé au mardi 20 octobre 2026, à 15 heures.
L’Université de la Nouvelle-Calédonie accueillera ce jour-là Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.
Le format n’a rien d’un huis clos. Le grand public est invité à participer à ce temps d’échange.
L’occasion mérite d’être saisie. Il est rare de pouvoir interroger directement un responsable européen de ce rang.
Cette intervention s’inscrit dans un déplacement de six jours sur le territoire, du 16 au 21 octobre. Parmi toutes les étapes du programme, c’est la seule pensée pour aller au contact des Calédoniens.
Le commissaire y reviendra sur son parcours et sur son quotidien à Bruxelles. Il évoquera aussi les grands dossiers européens en cours.
Viendront ensuite des questions plus concrètes. Comment fonctionne la Commission européenne ? Quelles sont ses priorités ? Et quelle place la Nouvelle-Calédonie occupe-t-elle dans tout cela ?
Nickel et matières premières critiques : le Caillou au cœur du jeu européen
La réponse tient en partie dans un statut, celui des pays et territoires d’outre-mer (PTOM).
Les échanges porteront sur la place de ces territoires dans les relations entre l’Union européenne et le Pacifique. La Nouvelle-Calédonie en fait partie, et elle doit ce lien avec l’Europe à son appartenance à la France.
Un sujet dépasse tous les autres : le nickel.
Les matières premières critiques et les dépendances industrielles figurent parmi les thèmes annoncés. Les discussions porteront également sur les objectifs de la visite, en particulier sur l’importance de la signature du Protocole d’accord entre l’UE et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie consacré à ces ressources.
Le signal est net. Pour une Europe qui cherche à réduire ses dépendances industrielles, le sous-sol calédonien compte.
Le portefeuille de Stéphane Séjourné l’explique. Son action vise à créer des conditions favorables à l’investissement, à décarboner l’industrie et à renforcer la compétitivité des entreprises européennes.
Ces orientations rejoignent les grands chantiers du territoire : le nickel et la métallurgie, la transition énergétique et les énergies renouvelables.
Les perspectives de coopération entre l’Union européenne, la Nouvelle-Calédonie et les autres PTOM du Pacifique seront aussi abordées.
5 millions d’euros pour la formation professionnelle
L’après-midi ne se limitera pas aux discours.
Une convention de financement de 5 millions d’euros, soit 596 658 711 francs CFP, sera signée à l’UNC. Elle soutiendra un nouveau programme de coopération consacré à la formation professionnelle.
Trois signatures sont attendues : celle de Stéphane Séjourné, celle de Milakulo Tukumuli, président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, et celle de Gilbert Tyuienon, membre du gouvernement chargé du travail, de l’emploi et de l’insertion professionnelle.
Le choix du lieu a du sens. C’est dans une université, là où se forment les compétences de demain, que l’Europe engage son argent.
Ce financement n’a rien d’une aide d’assistance. Il parie sur le travail, sur la qualification et sur la capacité des Calédoniens à construire leur propre avenir professionnel.
L’Union européenne y affirme son engagement sur un enjeu central pour le territoire : accompagner durablement le développement des compétences et les parcours d’insertion professionnelle.
Le nickel, les matières premières critiques, la formation et la coopération régionale seront tous abordés mardi, en un seul après-midi et au même endroit.
Rendez-vous à 15 heures à l’UNC.
(Crédit photo : UNC)



