Je me réveille.
Et visiblement, même les rapports parisiens ont décidé de faire l’actu chez nous.
À la radio, on me parle encore de la CNCDH. Un avis « explosif » sur mai 2024. Et une chronique qui te fait comprendre que, dans ce dossier, certains ont surtout une passion : inverser les rôles.
On m’explique que la commission a auditionné du monde. Beaucoup. Mais que les absents disent parfois plus que les présents, pas de soignants bloqués, pas de profs dont les écoles ont brûlé, pas de monde économique au premier rang. Par contre, des indépendantistes, de la CCAT, et des « calédologues »… Là, y’avait de la place.
Et pendant que Paris débat de nos nuits d’émeutes, moi je regarde le terrain, devant le Médipôle, les urgences craquent. Des soignants avec brassards noirs, des banderoles, même des cercueils en carton. Message simple, on est là pour soigner, pas pour finir cassés . Ils parlent de manque de lits, de fatigue, de recrutements extérieurs mieux traités que les locaux… et de l’impression qu’on les écoute surtout quand ça casse.
Je me dis au moins, là, c’est concret.
Puis je repense à samedi soir, black-out. Encore. Ducos, Koutio, Mont-Dore, 40 000 foyers dans le noir, des dizaines de manœuvres sur le réseau, et la même phrase qui revient : « on comprend l’exaspération ». C’est gentil. Ça ne rallume rien.
Au large, la Nouvelle-Zélande stoppe un gros projet en Papouasie à cause de l’insécurité. Et à l’international, Washington et Téhéran jouent au yo-yo : négocier, menacer, recommencer. Poker menteur, version planète.
En métropole, Toulouse découvre les « baby mafias » : des gamins de 12 à 16 ans qui cambriolent, pour 15 euros, et recommencent. Et à Paris, les municipales montent en tension : Bournazel dit non à une alliance avec Dati, chiffres contre chiffres, ego contre ego, campagne classique.
Le sport, lui, fait moins de bruit mais plus de résultat, Carlos Alcaraz gagne Melbourne face à Djokovic, le PSG s’impose à Strasbourg, et chez nous on relance la saison auto : rallye, drift, karting… avec un appel clair, besoin de bénévoles, sinon la passion finit sur cric.
Et moi, je referme tout ça avec une idée simple : on commente, on s’indigne, on explique… mais ce matin, ceux qui tiennent vraiment le pays debout, c’est souvent ceux qu’on n’a même pas auditionnés.
Bref.


















