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Au delà du récif

«Si Poutine était assassiné, l’Europe serait rayée de la carte» : les propos chocs d’un idéologue proche du Kremlin

19 janvier 2026 à 14:02
3 min de lecture
«Si Poutine était assassiné, l’Europe serait rayée de la carte» : les propos chocs d’un idéologue proche du Kremlin
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Lors d’un entretien accordé à l’animateur américain Tucker Carlson, Sergueï Karaganov a brandi sans détour la menace nucléaire à l’encontre de l’Europe. Il a notamment évoqué cette option comme un moyen de dissuader toute menace directe visant Vladimir Poutine.

Mickaël Cléraux 18/01/2026 
Sergey Karaganov en 2018.
Sergey Karaganov en 2018. Anadolu via AFP / © Arif Hudaverdi Yaman
Les mots sont lourds et la menace explicite. Depuis plusieurs mois, Sergueï Karaganov a durci son discours à l’encontre de l’Europe, qu’il a désormais désignée comme l’ennemi principal de la Russie. Peu connu en Occident, cet homme a pourtant occupé une place importante à Moscou, où son expertise en politique internationale est mise en avant. Il a récemment accordé un long entretien à l’animateur américain Tucker Carlson, diffusé jeudi 15 janvier, rapporte CNews. Interrogé sur l’état des relations entre la Russie et l’Europe, Sergueï Karaganov s’est livré à une véritable diatribe. À une question posée gravement par son interlocuteur sur ce qu’il se passerait si Vladimir Poutine venait à être assassiné, l’idéologue proche du Kremlin a répondu sans détour : « L’Europe serait rayée de la carte de l’humanité ». Il a ensuite détaillé le scénario envisagé : « On commencera à attaquer l’Europe avec des armes conventionnelles », avant de poursuivre avec « des vagues de missiles nucléaires ».
Cette guerre ne se terminera que lorsque la Russie parviendra à obtenir une défaite inconditionnelle de l’Europe
Abordant ensuite les perspectives de sortie du conflit en Ukraine, il a maintenu une ligne radicale. « Cette guerre ne se terminera que lorsque la Russie parviendra à obtenir une défaite inconditionnelle de l’Europe. Espérons-le, sans la détruire. Nous ne combattons pas l’Ukraine ou Zelensky, nous combattons à nouveau l’Europe, qui est la source de tous les maux dans l’histoire de l’humanité », a-t-il affirmé. Dans sa vision du monde, l’Europe se présente comme un continent fondamentalement belliqueux, responsable des grands drames du XXᵉ siècle. « L’Europe nous a envahis à plusieurs reprises lors des deux guerres mondiales. Malgré leurs défaites, ils poussent encore pour une guerre. L’Europe a entraîné les États-Unis dans leurs guerres », a-t-il accusé. L’idéologue est allé plus loin encore, élargissant son réquisitoire aux fondements mêmes de la civilisation européenne. Quant à une issue diplomatique au conflit ukrainien, Sergueï Karaganov se montre pessimiste. La paix reste hors de portée « tant que les élites européennes continuent de vouloir poursuivre la confrontation », assure-t-il. Il réfléchit toutefois à l’armistice « offert par Donald Trump », sans en commenter les contours ni la faisabilité.

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