Je me suis réveillé.
J’ai allumé la radio.
Et j’ai compris que Paris avait signé pendant que le pays regardait ailleurs.
À Paris, ce n’était pas qu’une dernière réunion.
Un texte a été signé.
Discrètement.
Entre l’Élysée et Oudinot.
L’accord Élysée-Oudinot.
Pas un nouvel accord.
Un prolongement.
Un verrou.
La confirmation que Bougival reste le socle.
Pas de renégociation.
Pas de changement de cap.
Juste une méthode gravée noir sur blanc.
Traduction : on sécurise le cadre, on ferme la porte aux retours en arrière.
Pendant que certains boycottaient encore,
l’État, lui, a signé.
Et rappelé une chose simple :
le calendrier continue, avec ou sans bruit.
À Dumbéa, une école élémentaire vandalisée.
Deux salles de classe incendiées.
Quatre auteurs interpellés, trois mineurs.
L’école venait juste d’être réparée après 2024.
70 millions déjà investis.
Et on recommence.
Encore.
À Paris, les discussions sur l’accord de Bougival touchent à leur fin.
Sans le FLNKS.
Les autres parlent de clarification.
Pas de renégociation.
Traduction : on écrit pour ne rien casser.
On promet un document.
On ne sait pas quand.
Ni comment.
Pendant ce temps, le ciel s’est invité dans le journal.
Vigilance orange sur la côte Est.
Pluies fortes. Vent violent. Houle.
Des rafales à près de 95 km/h annoncées.
La chaleur recule.
La moiteur reste.
À Nouméa, on change le sens de circulation autour de la place des Cocotiers.
Double sens. Nouveaux stops.
Nouvelles habitudes.
Les commerçants espèrent respirer.
Les automobilistes vont surtout devoir regarder les panneaux.
Au Congrès, un Haut Conseil de l’économie sociale et solidaire.
L’idée plaît. Le moment, non.
Texte renvoyé en commission.
Un conseil de plus.
Dans un pays qui cherche déjà à réduire ses coûts.
Et puis le sport. Un nouveau circuit de trail.
Six étapes. Un classement.
Une promesse : tenir toute l’année.
J’ai éteint la radio.
L’école brûle.
La pluie arrive.
La politique discute.
Le pays s’adapte.
Bref.


















