Je me réveille, entre requins, usines et aérodromes fermés

Dix requins pêchés en quatre jours.
Neuf tigres. Un bouledogue.
Jusqu’à 4,20 mètres.
La campagne lancée après l’attaque mortelle s’est achevée.
Le tribunal administratif a estimé qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur le recours d’« Ensemble pour la planète ». La Province versera tout de même 150 000 francs à l’association.
Pendant ce temps, au Congrès, l’ambiance était électrique.
La réforme du Code minier a été adoptée.
Le principe du « silence vaut acceptation » entre en jeu : six mois sans réponse, et l’autorisation est réputée accordée.
Surtout, un amendement clé ouvre la voie à l’exportation du minerai dit « fatal », non exploitable localement.
Pour la Province Sud, c’est simple : sans export, pas de reprise de l’usine du Sud.
Pour l’UNI et le FLNKS, la méthode pose problème. Seconde lecture demandée. Calendrier retardé. La bataille continue.
Côté transports, ça tangue encore.
Les essais en mer du Betico sont repoussés après un possible défaut d’étanchéité.
Air Calédonie a basculé vers Tontouta, mais les aérodromes de Maré, Lifou, Ouvéa et l’Île des Pins restent bloqués. Mobilisation « jusqu’au bout ».
Seules les évacuations sanitaires passent.
En pleine campagne municipale, la machine électorale tourne à plein régime.
198 000 plis à préparer.
2,5 millions de documents à insérer.
48 millions de francs mobilisés par l’État.
Un centre dédié aux procurations à Ducos : déjà 200 demandes en une journée.
Le 15 mars approche.
La nouvelle Journée Défense Citoyenne débarque aussi en version immersive.
Sept heures d’ateliers, stratégie, tir laser, réflexion collective.
4 500 jeunes concernés cette année.
Entre squales géants, nickel sous tension, transports à l’arrêt et lune rouge,
le 4 mars n’a clairement pas choisi la demi-mesure.
Bref.
