À moins de deux mois des élections municipales du 15 mars, la campagne s’installe progressivement à Païta, commune stratégique de Nouvelle-Calédonie par sa démographie, son étendue et son poids économique. Dans ce contexte, la candidature d’Antoine Romain, tête de liste Païta j’y crois, s’inscrit dans une logique assumée de continuité d’expérience, mais aussi de renouvellement des méthodes et des priorités.
Ancien cadre de la commune, passé par les médias, les institutions et le secteur privé, Antoine Romain revendique avant tout une connaissance intime du fonctionnement municipal et du terrain de Païta. Une candidature qu’il présente comme l’aboutissement naturel d’un engagement de long terme.
Une commune devenue majeure en Nouvelle-Calédonie
Païta n’est plus une commune périphérique. Avec près de 28 000 habitants et un territoire de près de 700 km², elle figure désormais parmi les communes d’importance, y compris à l’échelle nationale.
Antoine Romain insiste sur ce changement d’échelle, souvent sous-estimé par les habitants eux-mêmes.
Aujourd’hui, Païta, avec 28 000 habitants, fait partie des communes d’importance. En métropole, sur plus de 34 000 communes, moins de 500 dépassent ce seuil.
Pour le candidat, cette réalité impose un niveau d’exigence élevé dans la gestion municipale, tant sur le plan budgétaire qu’humain.
Dix ans au cœur de la machine communale
De 2015 à 2025, Antoine Romain a exercé différentes fonctions au sein de la commune de Païta. Une décennie qui lui a permis d’appréhender de l’intérieur les rouages de la collectivité, ses contraintes, mais aussi ses marges de manœuvre.
J’ai une connaissance assez fine du fonctionnement de la commune, de ses agents, des liens avec les autres collectivités et des décisions qui peuvent être prises par un maire.
Cette expérience, il la revendique comme un socle, mais pas comme une rente. Pour lui, la gestion municipale ne peut se résumer à une routine administrative.
Être maire, un engagement total
Antoine Romain refuse de réduire la fonction de maire à un simple métier. À ses yeux, diriger une commune comme Païta relève d’un engagement permanent, sans horaires ni coupure.
Ça vous prend les tripes, le cœur, et c’est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.
Crises sanitaires, émeutes, événements climatiques majeurs : la dernière mandature a été marquée par une succession de chocs. Des épreuves qui ont, selon lui, renforcé le sens de l’engagement plutôt que l’avoir affaibli.
2024, l’année du déclic
Les émeutes de mai 2024 constituent un tournant majeur dans son parcours. Présent sur le terrain lors des blocages, des pénuries et des distributions de produits de première nécessité, Antoine Romain évoque une période vécue « dans la chair ».
À ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait être acteur, pas seulement spectateur de notre destinée.
Organisation de l’aide alimentaire, gestion des pénuries de carburant et de gaz, coordination avec les forces de l’ordre et les collectivités : Païta a dû improviser dans l’urgence. Une expérience qui a conforté le candidat dans sa volonté d’assumer davantage de responsabilités.
Continuité ou nouvelle étape ?
Critiqué par certains pour être dans la continuité de l’ancien maire Harold Martin, Antoine Romain assume l’héritage sans s’y enfermer.
Harold Martin a été l’artisan de la croissance de Païta. Mais aujourd’hui, on est dans une autre période, avec d’autres attentes.
Pour lui, la question n’est pas celle d’une filiation politique, mais celle de l’adaptation aux nouvelles réalités démographiques, sociales et économiques de la commune.
Une liste fondée sur les compétences
À la tête de la liste Païta j’y crois, Antoine Romain défend une approche pragmatique : des profils ancrés dans la réalité du territoire, éloignés du professionnalisme politique.
Pas des gens qui lèvent la main, mais des gens qui comprennent comment fonctionne une commune, un budget, une collectivité.
Il compare volontiers Païta à une entreprise de 220 salariés, pilotée par un conseil municipal de 35 élus, au service de 28 000 administrés, avec un budget annuel avoisinant les 5 milliards de francs.
Proximité et dialogue comme méthode
Enfin, Antoine Romain insiste sur la nécessité de rétablir une relation de proximité entre les élus et les habitants : réunions de quartiers, permanences, échanges directs.
Le maire ne doit pas être dans une tour d’ivoire. Sa porte doit rester ouverte.
Une conception du mandat municipal qui se veut résolument ancrée dans le quotidien des Païtiens, loin des postures idéologiques.


















