Il n’y a plus de faux-semblants. Dans une interview accordée à Outremer360, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou assume un changement de ton face à l’absence persistante du FLNKS des discussions institutionnelles.
Un message clair, adressé autant aux indépendantistes qu’aux Calédoniens : l’État ne suspendra plus l’avenir du territoire à une chaise vide.
Une interview Outremer360 pour clarifier la position de l’État
Interrogée par Outremer360, Naïma Moutchou revient sur la signature de l’accord complémentaire Élysée-Oudinot, destiné à prolonger et sécuriser l’accord de Bougival.
Face à l’absence du FLNKS lors des négociations, la ministre tranche :
Nous n’avons pas les moyens d’attendre que le FLNKS revienne
Une phrase lourde de sens. Elle marque une rupture avec des années de processus bloqués par le refus de certains acteurs de s’asseoir à la table des discussions, tout en exigeant que rien n’avance sans eux.
Soutien économique maintenu, responsabilité politique exigée
Dans cette interview Outremer360, la ministre rappelle un point central : le soutien financier et économique de l’État à la Nouvelle-Calédonie ne faiblit pas.
Au contraire, les engagements sont confirmés dans un contexte budgétaire pourtant contraint.
Mais ce soutien n’est pas inconditionnel politiquement. Naïma Moutchou souligne que le dialogue ne peut être à sens unique, et que l’absence volontaire du FLNKS ne saurait justifier l’immobilisme institutionnel.
Le message est limpide : l’État avance avec ceux qui acceptent de construire, pas avec ceux qui bloquent par stratégie.
Vers une consultation des Calédoniens, avec ou sans le FLNKS
L’interview accordée à Outremer360 confirme également le calendrier politique à venir.
Une consultation des Calédoniens est envisagée entre juin et juillet, afin de poursuivre la construction d’un nouveau cadre institutionnel.
La ministre est explicite : le boycott ne sera plus une arme de pression acceptable. Empêcher le débat démocratique reviendrait à confisquer la parole des Calédoniens eux-mêmes.
Dans un territoire encore marqué par les violences de 2024, l’exécutif entend désormais sécuriser le chemin politique, quitte à avancer sans ceux qui refusent d’y participer.
Une ligne assumée face à la stratégie de la chaise vide
À travers cette interview Outremer360, Naïma Moutchou assume une posture de fermeté rare mais attendue. L’État ne renonce ni au dialogue, ni à l’écoute, mais refuse désormais d’être pris en otage par l’absence organisée.
Le message envoyé est autant politique que symbolique : la Nouvelle-Calédonie ne peut plus rester suspendue aux calculs d’un seul camp.


















