L’économie calédonienne est sous tension maximale. Sans décision rapide, l’emploi pourrait s’effondrer dès janvier, et le monde économique tire le signal d’alarme.
Une économie sous perfusion depuis les événements de mai 2024
Depuis les événements de mai 2024, l’économie calédonienne avance sous contrainte. L’activité reste dégradée, les carnets de commandes fragiles.
Pour les TPE et PME, la réalité est brutale. Sans marge. Sans trésorerie d’avance.
Dans ce contexte, l’allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi est devenue un pilier. Pas un avantage. Pas un confort. Mais un filet de sécurité vital.
La CPME Nouvelle-Calédonie le rappelle avec fermeté. Ce dispositif est le seul rempart contre un effondrement social massif.
Il a pris le relais du chômage partiel spécifique depuis le 1er juillet 2025. Sa date de fin est claire : le 31 décembre 2025.
Aujourd’hui, l’incertitude domine. Prolongation ou arrêt brutal. Le statu quo n’est plus tenable.
Supprimer cette aide maintenant, c’est organiser des licenciements immédiats. C’est transformer une crise économique en crise sociale durable.
C’est, selon la CPME, acter la fin d’un modèle d’emploi en Nouvelle-Calédonie.
600 emplois sauvés : un dispositif efficace et maîtrisé
Les chiffres sont connus et vérifiables. Près de 600 emplois ont été conservés grâce à ce mécanisme.
Des emplois réels. Dans des entreprises réelles. Confrontées à une baisse d’activité documentée.
Le dispositif est plafonné à 125 heures par mois pour un salarié à temps complet. Il est donc strictement encadré. Et surtout, moins coûteux que le chômage partiel spécifique précédent. Un point clé dans un contexte de finances publiques sous tension.
La CPME-NC soutient clairement la demande de prolongation. Elle l’assume. Elle la revendique.
Parce que l’alternative est connue : 🚨 pas d’aide au maintien dans l’emploi = licenciements massifs immédiats.
Aucune entreprise ne peut absorber seule un choc prolongé. Surtout après des mois d’instabilité économique et sociale.
Le maintien de cette allocation permet d’éviter des ruptures de contrats de travail. Et leurs conséquences en chaîne : perte de revenus, précarité, tensions sociales accrues.
Un scénario que le territoire ne peut plus se permettre.
2026 sans reprise : l’alerte des institutions économiques
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ne s’appuie pas sur des impressions. Lors de la séance de collégialité du mardi 23 décembre, il a officiellement sollicité la prolongation du dispositif.
Pourquoi ? Parce que les projections sont claires.
Celles de l’ISEE-NC et de l’IEOM pour l’année 2026. Elles ne vont pas dans le sens d’une reprise de l’activité économique.
Le constat est partagé. La sortie de crise sera lente. Progressive. Inégale selon les secteurs.
Couper l’aide maintenant serait contre-productif. Et socialement explosif.
Le maintien de l’allocation exceptionnelle permettrait de stabiliser l’emploi. De préserver le tissu productif local. De laisser aux entreprises le temps de se relever.
Le projet de loi du pays doit désormais être inscrit en priorité à l’ordre du jour du Congrès.
La CPME demande une chose simple : de la visibilité. Un engagement clair des institutions.
On ne reconstruit pas une économie sur des ruines sociales. Laisser tomber l’emploi aujourd’hui, c’est hypothéquer l’avenir du territoire.

















