Je me réveille.
Et dehors, ça manifeste déjà.
Devant le Congrès, un peu plus de 300 personnes.
L’USOENC tape du poing sur la table.
Urgence sociale.
Rentrée scolaire qui arrive.
Comptes sociaux sous perfusion.
On discute méthode.
On promet de travailler ensemble.
Congrès, gouvernement, partenaires sociaux.
Sur le papier, tout le monde est d’accord.
Dans la vraie vie, on demande d’aller plus vite.
Je regarde la montre.
La rentrée, c’est dans moins de deux semaines.
Pendant ce temps,
la Ligue des droits de l’homme de Nouvelle-Calédonie sort l’artillerie lourde.
Elle démonte le rapport de la commission nationale.
Analyse biaisée.
Auditions à sens unique.
Victimes oubliées.
Elle parle de violences inouïes,
de quartiers coupés,
de libertés bafouées pendant des semaines.
Et d’une réalité que certains préfèrent réécrire depuis Paris.
À l’autre bout du spectre,
au camp pénitentiaire, ça craque aussi.
Agressions.
Manque d’effectifs.
FO Justice réclame un audit.
Et des réponses rapides, avant le prochain incident.
Je souffle deux secondes.
L’UNC fait sa rentrée solennelle.
Un peu plus loin,
des enfants repartent avec des cartables neufs.
Des sourires. Des cahiers.
Une rentrée un peu plus légère pour certaines familles.
Je me rendors presque.
Mais non.
Demain, on recommence.
Bref.


















