La campagne des élections municipales de mars 2026 entre progressivement dans une phase active à Nouméa.
Avec l’officialisation des premières candidatures, le paysage politique local commence à se dessiner, sans pour autant préjuger de l’offre finale qui sera proposée aux électeurs.
À ce stade, deux candidatures retiennent particulièrement l’attention : celle de la maire sortante, Sonia Lagarde, et celle de Virginie Ruffenach, investie par Le Rassemblement.
Une candidature de continuité municipale
En annonçant sa candidature à sa propre succession, Sonia Lagarde s’inscrit dans une logique de continuité. À la tête de la commune depuis 2014, elle met en avant l’expérience acquise au cours de deux mandats, marqués par des contextes successifs complexes à gérer pour les collectivités locales.
La maire sortante indique vouloir poursuivre l’action engagée, en tenant compte des contraintes budgétaires actuelles et des priorités de gestion communale. Elle annonce la présentation prochaine de son programme, avec notamment deux projets structurants à l’échelle de la mandature. Sa liste, en partie renouvelée, se veut ouverte et composée de profils issus de différents quartiers de la ville.
Une candidature portée par un parti politique
De son côté, Virginie Ruffenach devient la première candidate officiellement investie par une formation politique à Nouméa pour ce scrutin. Élue provinciale et présidente du groupe Rassemblement au Congrès, elle dispose d’une expérience institutionnelle et d’un ancrage politique affirmé.
Sa candidature intervient dans un contexte où les discussions autour d’une candidature commune au sein du camp non-indépendantiste n’ont pas abouti. À ce stade, le projet municipal et la composition de la liste n’ont pas encore été détaillés. La démarche vise d’abord à poser un cadre politique clair en vue des prochaines échéances.
Un début de campagne encore ouvert
À trois mois du scrutin, ces annonces marquent surtout le point de départ officiel de la campagne municipale à Nouméa. Les grandes thématiques locales — finances communales, services de proximité, aménagement urbain, sécurité, attractivité économique — devraient progressivement structurer le débat.
D’autres candidatures pourraient encore émerger, et les projets municipaux à venir joueront un rôle déterminant dans la lisibilité de l’offre électorale. Pour l’heure, la campagne entre dans une phase de mise en place, où les électeurs disposent encore de peu d’éléments programmatiques pour se forger une opinion définitive.


















