En pleine campagne municipale à Marseille, Sébastien Delogu est rattrapé par une série de mises en cause judiciaires. Après des révélations du « Canard enchaîné » sur de possibles échanges avec un individu lié au trafic de drogue, le député LFI est aussi attendu devant la justice en juin.

Une épine supplémentaire dans le pied. Selon Le Canard enchaîné, le nom de Sébastien Delogu figurerait dans une enquête en lien avec le trafic de drogue, ouverte en janvier à Aix-en-Provence. Le député de La France insoumise, candidat à la mairie de Marseille, aurait échangé à plusieurs reprises à propos de mystérieux « colis » avec un individu arrêté dans le cadre d’un démantèlement d’un point de deal. L’entourage de l’élu crie à la « manœuvre électorale » auprès de nos confrères, tandis que ses adversaires s’indignent de ces révélations.
Dans un communiqué publié ce mercredi, la tête de liste du RN, Franck Allisio, « demande que chaque candidat à la mairie de Marseille, ainsi que son entourage, se soumette à un test de dépistage de drogue ». Et de s’interroger : « Qui est ce dealer ? Quelle est la teneur des messages ? Quelles sont ces fameuses livraisons de colis évoquées dans des SMS ? ». Selon lui, « trop de doutes existent sur les liens entre les narcotrafiquants et les politiques à Marseille ». Le candidat lepéniste espère que « la justice pourra apporter un éclairage sur ces faits avant le 15 mars », date du 1er tour des élections municipales.
Un premier démêlé judiciaire en septembre
Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à d’autres ennuis judiciaires pour Sébastien Delogu. Le député insoumis des Bouches-du-Rhône a reçu une convocation pour le 9 juin prochain devant le tribunal correctionnel de Marseille pour mise en danger d’autrui et recel de documents privés. L’affaire remonte à septembre 2024, en plein conflit social au sein de l’entreprise Laser Propreté, dont Isidores Aragones venait d’être nommé président du conseil d’administration. À l’issue d’une occupation des locaux par des syndiqués de la CGT, une pochette contenant des documents confidentiels disparaît…
Quelques jours plus tard, Sébastien Delogu diffuse sur ses réseaux sociaux le contenu de ces documents, évoquant des informations qui lui auraient été transmises par des tiers. Le chef d’entreprise porte plainte, estimant que la divulgation de ces éléments, en partie liés à des échanges sensibles, relève d’une atteinte à la vie privée et au secret des correspondances. Le député, lui, assure avoir agi pour alerter la justice sur de supposées irrégularités financières.
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