La sécurité n’est pas une opinion mais un fait mesurable.
Face aux fantasmes et à la victimisation permanente, l’État choisit enfin la méthode et les chiffres.
Une enquête nationale pour sortir du déni sécuritaire
À compter du 11 février 2026, le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure engage une opération d’ampleur rarement atteinte en France : une enquête annuelle sur le vécu et le ressenti en matière de sécurité, dite enquête VRS.
Son ambition est claire : objectiver la réalité de l’insécurité, loin des discours idéologiques et des approximations militantes.
L’enquête concernera 200 000 personnes âgées de 18 ans ou plus, résidant en France métropolitaine, mais aussi en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion.
Un choix assumé, qui permet de couvrir des territoires aux réalités sécuritaires contrastées, sans hiérarchisation politique ou médiatique.
Contrairement à certaines enquêtes militantes ou orientées, cette démarche s’inscrit dans une logique républicaine de connaissance et d’action.
Il s’agit d’établir des diagnostics précis, au niveau national comme départemental, afin d’adapter concrètement l’action des pouvoirs publics.
Dans un contexte où la délinquance est souvent minimisée ou relativisée, cette enquête marque un retour à la rigueur statistique, condition indispensable à toute politique de sécurité crédible.
Une méthodologie rigoureuse reconnue par les institutions
L’échantillon interrogé n’a rien d’arbitraire. Il a été constitué aléatoirement par l’Insee, garant de la fiabilité des données publiques.
Cette enquête bénéficie d’un caractère obligatoire, ce qui renforce la solidité et la représentativité des résultats.
Elle a par ailleurs été reconnue d’intérêt général et de qualité statistique par le Conseil national de l’information statistique (Cnis).
Un label institutionnel qui tranche avec les enquêtes d’opinion souvent brandies pour servir des narratifs politiques.
La collecte des données a été confiée à Ipsos, sous l’autorité du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure.
Cette organisation garantit une séparation stricte entre la production des données et leur exploitation politique, condition essentielle à la crédibilité du dispositif.
Le questionnaire portera à la fois sur le vécu réel de la délinquance (vols, violences, atteintes aux biens ou aux personnes) et sur le ressenti en matière de sécurité, trop souvent disqualifié dans le débat public alors qu’il conditionne la vie quotidienne des Français.
Ici, aucun amalgame : les faits sont mesurés, le ressenti est analysé, et les deux nourrissent l’action publique.
Confidentialité, obligation et utilité publique
La participation à l’enquête VRS est obligatoire, conformément à la loi.
Seules les personnes sélectionnées pourront répondre, après avoir reçu par courrier les instructions de connexion au questionnaire en ligne.
Ce mode de collecte, principalement par internet, permet à la fois rapidité, traçabilité et sécurisation des données.
Il évite également les biais liés aux enquêtes téléphoniques ou aux sondages ouverts.
Comme le prévoit strictement la législation, les réponses resteront totalement confidentielles.
Elles ne pourront être utilisées qu’à des fins statistiques, sans aucune exploitation individuelle ou administrative.
Cette garantie est essentielle pour libérer la parole, notamment dans les territoires où l’insécurité est banalisée ou passée sous silence.
Elle permet aussi de mieux identifier les zones de tension, les profils de victimes et les évolutions de la délinquance.
Les résultats de l’enquête VRS doivent servir un objectif central : mieux protéger la population et mieux prendre en charge les victimes.
Un cap clair, loin des logiques d’excuses sociologiques et des discours de déresponsabilisation.
Dans une France confrontée à une crise durable de l’autorité, cette enquête constitue un outil stratégique pour restaurer l’ordre, éclairer les décisions publiques et redonner toute sa place à la sécurité, pilier fondamental de la souveraineté nationale.


















