Invitée sur France Inter, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a affirmé avoir été personnellement témoin dans sa pratique professionnelle d’avocate de racisme anti-Blancs.

Existe-t-il une forme de racisme anti-Blancs en France ? « Bien sûr que ça existe », selon Naïma Moutchou. La ministre des Outre-mer assure même y avoir « été confrontée » dans le cadre de son métier d’avocate. « J’ai beaucoup plaidé à titre bénévole, pour des cas anonymes, a-t-elle expliqué ce dimanche au micro de France Inter. On n’en parle pas beaucoup, mais c’est tous les jours. » Et de tenter d’en fournir une définition : « Le racisme anti-Blancs c’est la haine de l’autre. Le Blanc, le Français, le babtou à l’époque… C’était l’injure, et c’était suivi d’agressions. »
D’après la ministre, il y a aujourd’hui « des Blancs qui subissent du racisme », parfois même dans l’accès à l’emploi ou encore au logement, a-t-elle affirmé à nos confrères, avant d’avoir un mot pour les « Français issus de la ruralité » qui peuvent être discriminés lorsqu’ils « montent à Paris ». Ou encore « les ultramarins, nos compatriotes, quand ils viennent dans l’Hexagone ». La ministre refuse de « hiérarchiser » les « formes de haine et de racisme », affirmant les « combattre toutes ».
Ces dernières années, le racisme anti-Blancs fait l’objet de lectures opposées sur l’échiquier politique, dénoncé par la droite et contesté par la gauche. Dans une enquête parue aux éditions de La Nouvelle Librairie, le journaliste François Bousquet s’attache toutefois, à partir de nombreux témoignages, à mettre en lumière un phénomène qu’il qualifie de « massif et occulté ». « Nier l’existence du racisme anti-Blanc, c’est, en creux, l’autoriser », affirme l’auteur de Racisme antiblanc, l’enquête interdite.
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