La souveraineté alimentaire ne se décrète pas dans des slogans, elle se construit sur le terrain.
À Nouméa, ce sont les pêcheurs professionnels qui ouvrent la voie, loin des discours hors sol.
Un Fish Market inédit pour remettre la pêche locale au centre de l’assiette
Le samedi 14 février, de 7 h à 11 h 30, le marché de la Moselle accueillera le tout premier Fish Market « Mangeons local », porté par la Fédération des pêcheurs professionnels côtiers de la province Sud (FPPCPS).
Un événement concret, ancré dans le réel, qui met à l’honneur ceux qui travaillent la mer, bien loin des narratifs victimaires et des postures idéologiques.
À l’occasion de la fête des amoureux, la poissonnerie du marché se parera d’or et d’argent pour célébrer le bossu doré, poisson emblématique du lagon calédonien et vedette de cette première édition.
Un symbole fort : consommer local, respecter les saisons et valoriser un métier exigeant, souvent méconnu mais essentiel à l’économie du territoire.
Ce Fish Market marque aussi le lancement officiel de la saison de pêche du bossu doré, avec la volonté affirmée d’inscrire l’événement dans la durée, à travers de futures éditions.
Le bossu doré à l’honneur et une offre maritime sans artifice
Le cœur de cette matinée sera un marché aux poissons mettant en lumière la diversité et la qualité des produits locaux.
Les visiteurs pourront découvrir une grande variété d’espèces de poissons, pêchées par des professionnels soumis à des règles strictes et à une connaissance fine du milieu marin.
L’offre se veut claire, lisible et accessible :
– produits tranchés, prêts à cuisiner
– plateaux de fruits de mer immédiatement consommables
– bossu doré décliné sous toutes ses formes, sans transformation industrielle inutile
Ici, pas de storytelling artificiel : le produit parle de lui-même, par sa fraîcheur, sa traçabilité et son origine locale.
Un rappel salutaire que la qualité alimentaire commence par le respect du travail du pêcheur et des ressources du lagon.
Une immersion dans le métier de pêcheur professionnel
Le Fish Market se veut aussi pédagogique, sans culpabilisation ni dogme.
Deux débarques de pêcheurs sont prévues, à 7 h 30 et 8 h 30, permettant au public d’observer concrètement l’arrivée du poisson, du bateau à l’étal.
Les pêcheurs assureront une présentation du bossu doré, expliquant ses caractéristiques, sa saisonnalité et les pratiques de pêche associées.
Une exposition du calendrier des saisons de pêche viendra compléter cette immersion, rappelant une évidence trop souvent oubliée : la nature a son rythme, et la pêche responsable commence par le respect de ce cycle.
Cette transmission du savoir, directe et sans filtre, tranche avec les discours anxiogènes importés, déconnectés des réalités calédoniennes.
Des dégustations pour réconcilier plaisir, tradition et bon sens
Parce que la gastronomie reste un langage universel, des dégustations gratuites seront proposées à 9 h 30 et 10 h 30.
Poissons et produits de la mer seront servis en sashimis, marinés ou fumés, offrant un panorama des possibilités culinaires locales.
L’objectif est simple : montrer que le local est synonyme de plaisir, de variété et de qualité, sans renoncement ni discours moralisateur.
Une démonstration par le goût que manger calédonien, c’est soutenir une filière, préserver des emplois et renforcer l’autonomie alimentaire du territoire.
Avec ce premier Fish Market, la FPPCPS pose un acte fort : valoriser le travail, la production locale et la transmission, plutôt que l’assistanat et la plainte permanente.
Un rendez-vous appelé à devenir un temps fort du calendrier nouméen, au service d’une vision claire : produire ici, consommer ici et être fier de son savoir-faire.
Le 14 février, au marché de la Moselle, la mer ne se raconte pas : elle se partage.

















