Après une année d’absence, la Nouvelle-Calédonie revient là où battent le cœur et l’âme de l’agriculture française.
À Paris, au Salon international de l’agriculture 2026, la Brousse calédonienne reprend toute sa place dans le concert national.
Le Salon international de l’agriculture, une vitrine stratégique pour la Calédonie
Du 21 février au 1er mars 2026, Paris accueillera la 62ᵉ édition du Salon international de l’agriculture, rendez-vous incontournable des agricultures françaises, de l’Hexagone à l’Outre-mer.
Après une parenthèse imposée en 2025, la Nouvelle-Calédonie signe son retour, portée par la province Sud, en partenariat avec la Chambre d’agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie.
Ce retour n’a rien d’anodin. Le SIA reste la grande scène nationale où se joue la reconnaissance du monde agricole, trop souvent caricaturé, parfois méprisé, mais toujours indispensable. Pour la Calédonie, il s’agit de réaffirmer son appartenance pleine et entière à l’espace agricole français, sans complexe ni discours victimaires.
Dans un contexte où les filières locales sont sous pression, la présence au SIA 2026 permet de rappeler une réalité simple : la Calédonie produit, transforme et innove, avec des standards de qualité exigeants et un attachement profond à la terre et à la mer.
Des producteurs calédoniens au cœur du Salon 2026
Près d’une vingtaine de producteurs calédoniens seront mis à l’honneur lors de cette édition.
Éleveurs, agriculteurs, pêcheurs, apiculteurs, artisans et transformateurs représenteront la diversité et la solidité du modèle agricole calédonien.
Viandes de bœuf et de cerf, charcuteries, achards, miel, poissons fumés, vanille, tisanes, confitures, sirops : chaque produit raconte un territoire, un climat, une exigence.
Ici, pas de folklore artificiel : des produits bruts, identifiés, traçables, portés par des femmes et des hommes qui vivent de leur travail.
La province Sud, accompagnée de Sud Tourisme et de la Chambre d’agriculture et de la pêche, assumera une ligne claire : mettre en avant le savoir-faire avant le discours, la qualité avant la posture. Une vision cohérente avec une agriculture calédonienne qui refuse l’assistanat et mise sur la valeur ajoutée.
Depuis plusieurs semaines, la page Facebook « La province Sud au SIA » met en lumière ces acteurs engagés :
– apiculteurs passionnés,
– transformateurs locaux,
– artisans des plantes et du végétal,
– éleveurs et distillateurs fidèles aux traditions,
– professionnels de la pêche et des circuits courts.
Faire rayonner la France agricole jusqu’au Pacifique
Participer au Salon international de l’agriculture n’est pas un simple déplacement institutionnel. C’est un acte politique et économique fort, assumé par les producteurs eux-mêmes.
C’est une belle opportunité de faire connaître nos produits aux métropolitains et de faire voyager la Calédonie à travers nos saveurs, confient plusieurs participants.
Loïc Maréchaux, de Pacifique Fumoir, se dit fier de :
faire découvrir aux Parisiens des produits qu’ils ne connaissent pas, comme le wahoo fumé.
Derrière ces mots, une conviction partagée : la reconnaissance passe par l’excellence, pas par la plainte.
Le producteur de La Case du Miel, à Lifou, en est l’illustration. Lors du Concours général agricole de Paris 2025, il a décroché une médaille d’or, devenant le seul producteur néo-calédonien primé parmi 52 lauréats ultramarins.
Le SIA 2026 sera donc, pour la Nouvelle-Calédonie, un moment de vérité : montrer que l’agriculture calédonienne est productive, responsable et française, pleinement intégrée à la dynamique nationale.


















