La France accélère son réarmement dans un contexte stratégique dégradé, assumant un choix clair : sécurité, souveraineté et crédibilité militaire.
En 2025, l’État franchit un cap historique, rompant avec des décennies de sous-investissement assumé.
Une DGA au cœur du retour de la puissance militaire française
Avec près de 38 milliards d’euros (4 560 milliards de francs CFP) de commandes passées en 2025, la Direction générale de l’armement (DGA) signe un niveau d’investissement inédit au profit des forces armées françaises.
Ce chiffre marque une rupture nette avec les années d’austérité stratégique et traduit la mise en œuvre concrète de la Loi de programmation militaire 2024-2030, votée pour tirer les leçons des conflits de haute intensité redevenus la norme.
Ces commandes visent le renouvellement complet des capacités terrestres, navales, aériennes et spatiales, tout en intégrant les nouveaux champs de conflictualité : drones, munitions téléopérées, lutte anti-drones et guerre informationnelle.
La France fait le choix assumé de ne plus dépendre, ni technologiquement ni industriellement, de puissances extérieures pour assurer sa défense.
Dans le même temps, la DGA a passé plus de deux milliards d’euros (240 milliards de francs CFP) de commandes pour le compte d’autres nations européennes, confirmant le rôle central de la France comme pilier militaire du continent dans le contexte du réarmement européen.
Des commandes stratégiques pour préparer les conflits de haute intensité
L’année 2025 marque l’avancement décisif de grands programmes structurants, longtemps différés.
Le porte-avions de nouvelle génération (PA-NG) entre officiellement en phase de réalisation, garantissant la permanence du groupe aéronaval français au-delà de 2040.
Sur le volet de la dissuasion nucléaire, la DGA engage le développement et la production de la quatrième version du missile balistique stratégique M51, pierre angulaire de la crédibilité stratégique française.
La dissuasion reste, sans ambiguïté, le socle ultime de la souveraineté nationale.
La Marine nationale bénéficie d’un effort massif : commande d’une quatrième frégate de défense et d’intervention, torpilles lourdes Artemis, drones de surface et capacités renforcées de lutte anti-mines.
Dans les airs, la France modernise ses moyens de surveillance avec la commande des deux premiers avions radar GlobalEye, appelés à remplacer des AWACS vieillissants.
L’armée de Terre n’est pas en reste : 1 110 camions logistiques PL6, des camions-citernes protégés, des munitions de 40 mm à technologie télescopée et l’accélération du programme Scorpion traduisent un retour à une logique de masse et de robustesse, loin des illusions de la guerre « zéro mort ».
Des livraisons concrètes et un signal fort envoyé à l’Europe
Contrairement aux annonces sans effet, 2025 est aussi une année de livraisons majeures.
Le satellite CSO-3 est mis en orbite, renforçant les capacités françaises de renseignement spatial.
Le missile M51-3 entre en service opérationnel à bord des SNLE, consolidant la dissuasion océanique.
Les forces reçoivent 11 Rafale, un MRTT, un A400M, deux hélicoptères Caracal, ainsi que le premier bâtiment ravitailleur de forces Jacques Stosskopf, symbole du renouveau logistique naval.
La Marine nationale accueille également la première frégate FDI Amiral Ronarc’h, renforçant la flotte de surface française.
Sur le terrain, les livraisons Scorpion se poursuivent : Jaguar, Griffon, Serval, chars Leclerc rénovés, drones tactiques, systèmes anti-drones et défense sol-air.
Les premières munitions téléopérées Damoclès et 1 000 drones du combattant sont livrés, préparant l’armée aux engagements modernes, notamment dans le cadre de l’exercice Orion.
Enfin, la France assume son rôle moteur en Europe : Griffon, Serval, Caesar, Mistral, Aster et radars sont fournis à de nombreux partenaires européens.
Un message clair est envoyé : la défense de l’Europe passe par des capacités réelles, pas par des discours.

















