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11-M : l’attentat islamiste qui a frappé l’Espagne au cœur

11 mars 2026 à 12:00
5 min de lecture
11-M : l’attentat islamiste qui a frappé l’Espagne au cœur
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Le 11 mars 2004, l’Espagne bascule dans l’horreur. En quelques minutes, Madrid est frappée par l’un des attentats terroristes les plus meurtriers de l’histoire européenne.

Ce drame, baptisé « 11-M », a marqué durablement la mémoire collective et bouleversé la vie politique espagnole à la veille d’élections décisives.

11 mars 2004 : l’attaque terroriste la plus meurtrière de l’histoire espagnole

Le jeudi 11 mars 2004, Madrid connaît l’une des matinées les plus sombres de son histoire contemporaine.
Il est un peu plus de 7 h 40, en pleine heure de pointe, lorsque plusieurs bombes explosent dans des trains de banlieue se dirigeant vers la gare d’Atocha, au cœur de la capitale espagnole.

Au total, dix engins explosifs ont été placés dans quatre trains reliant Alcalá de Henares à Madrid.
Les wagons sont bondés de travailleurs et d’étudiants qui rejoignent la capitale.

La première explosion retentit à 07 h 37 dans un train entrant en gare.
Trois déflagrations successives secouent les wagons.

Sous la puissance du souffle, des passagers sont projetés au sol ou contre les parois métalliques.
La fumée envahit les quais.

Dans les minutes qui suivent, sept autres bombes explosent dans trois trains situés à proximité.

Le chaos s’installe immédiatement dans la capitale.
Des voyageurs blessés tentent de fuir les wagons dévastés.

Les secours arrivent en masse autour de la gare d’Atocha ainsi que dans plusieurs stations de la banlieue madrilène.

Le bilan est effroyable : 191 morts et près de 2 000 blessés.

Parmi les victimes figurent 191 personnes issues de 17 nationalités, preuve de la diversité humaine qui caractérise les transports de la capitale.

Une seule des victimes est française : Marion Subervielle, 29 ans, originaire de Mourenx.

L’attentat choque profondément l’Espagne.
Le pays est habitué depuis des décennies aux attaques de l’ETA, mais jamais une attaque d’une telle ampleur n’avait frappé la population civile.

Le 11-M devient immédiatement l'un des symboles du terrorisme de masse en Europe.

De la piste ETA à la confirmation du terrorisme islamiste

Dans les premières heures qui suivent les attentats, le gouvernement conservateur du Premier ministre José María Aznar attribue la responsabilité de l’attaque au groupe séparatiste basque ETA.

Cette hypothèse s’explique notamment par l’histoire récente de l’Espagne.
Depuis les années 1970, l’ETA a mené de nombreux attentats à la bombe contre des responsables politiques, policiers ou militaires.

Mais l’organisation basque n’avait jamais commis d’attentat de masse contre des trains civils bondés.

Rapidement, plusieurs éléments fragilisent la piste basque.

Les enquêteurs découvrent notamment une camionnette abandonnée à Alcalá de Henares, contenant des détonateurs et une cassette audio avec des versets du Coran.

Ces indices orientent les investigations vers une cellule islamiste radicalisée.

Deux jours plus tard, une vidéo retrouvée près d’une mosquée de Madrid revendique les attaques au nom d’« Al-Qaïda en Europe ».

Les auteurs affirment agir en représailles à la participation de l’Espagne à la guerre en Irak, aux côtés des États-Unis et du Royaume-Uni.

Cette revendication confirme la dimension djihadiste internationale de l’attentat.

Le 11-M s’inscrit ainsi dans la vague d’attaques terroristes lancées par Al-Qaïda contre les pays occidentaux après les attentats du 11 septembre 2001.

L’Espagne devient alors l’une des principales cibles du terrorisme islamiste en Europe.

Un séisme politique et judiciaire pour l’Espagne

Les attentats surviennent dans un contexte politique explosif. L’Espagne est en pleine campagne électorale pour les élections législatives prévues trois jours plus tard, le 14 mars 2004.

Le gouvernement conservateur de José María Aznar, issu du Parti populaire, soutient depuis 2003 l’intervention militaire en Irak aux côtés de Washington et Londres.

Cette décision est très contestée dans l’opinion publique espagnole.

Le lendemain des attentats, d’immenses manifestations rassemblent plus de 11 millions de personnes dans tout le pays pour dénoncer le terrorisme.

La polémique enfle également autour de la gestion de la communication gouvernementale.

Le 14 mars 2004, les électeurs espagnols se rendent aux urnes. Contre toute attente, le Parti populaire, pourtant donné favori, est battu.

La victoire revient au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) dirigé par José Luis Rodríguez Zapatero.

Une fois au pouvoir, le nouveau gouvernement prend une décision majeure : le retrait des troupes espagnoles d’Irak.

Sur le plan judiciaire, l’enquête se poursuit pendant plusieurs années.

Trois semaines après les attentats, sept membres du commando se suicident en se faisant exploser dans un appartement de Leganés, dans la banlieue de Madrid, alors que la police s’apprête à intervenir.

Après trois ans d’instruction, un procès de grande ampleur s’ouvre en 2007. Au total, 29 accusés sont jugés pour leur participation aux attentats.

La plupart sont des ressortissants marocains radicalisés, mais plusieurs Espagnols sont également impliqués dans la logistique.

À l’issue du procès et de l’appel, 18 personnes sont condamnées.

Trois terroristes écopent de peines particulièrement lourdes : Jamal Zougam, Othman El Gnaoui et José Emilio Suárez Trashorras.

Leurs condamnations atteignent symboliquement plusieurs dizaines de milliers d’années de prison, selon le système pénal espagnol.

Ces trois hommes sont aujourd’hui encore incarcérés.

Plus de vingt ans après les faits, le 11-M reste l’attentat terroriste le plus meurtrier jamais commis sur le sol espagnol.

Chaque 11 mars, l’Espagne rend hommage aux victimes et rappelle la nécessité de combattre sans relâche le terrorisme islamiste qui a frappé l’Europe au XXIᵉ siècle.

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