Je me suis réveillé au lendemain d’un dimanche électoral

Je me suis réveillé… la Calédonie venait de voter.
Je me suis réveillé.
J’ai regardé les infos.
Et je me suis souvenu que la veille… c’était le premier tour des municipales.
Un dimanche un peu particulier.
Parce que plus de 220 000 électeurs étaient appelés aux urnes.
Dans 33 communes du territoire.
Avec 141 listes en compétition.
Un vrai dimanche électoral. Les bureaux avaient ouvert à 8 heures.
Carte d’identité.
Bulletins.
Isoloir.
Signature.
Urne.
Le rituel classique.
Et toute la journée, des assesseurs étaient là pour faire tourner les bureaux de vote.
Dans certaines communes, les jeunes étaient au rendez-vous.
Certains votaient pour la première fois.
Un premier bulletin.
Un premier choix.
À 17 heures, la participation atteignait 47,73 %.
C’était plus qu’en 2020, où elle tournait autour de 40 % à la même heure.
Donc oui.
Les Calédoniens se sont déplacés.
Globalement, le scrutin s’est déroulé dans le calme.
Mais pour certains électeurs, la journée a été plus compliquée.
Parce que pendant que le territoire votait…
les transports étaient toujours bloqués.
Les avions d’Aircal étaient immobilisés depuis deux semaines.
Et le Bético était lui aussi à quai pour des problèmes techniques.
Résultat : certains habitants des îles n’ont pas pu rejoindre leur commune pour voter.
La démocratie… version galère.
Pendant ce temps, ailleurs dans le monde, la guerre continuait au Moyen-Orient.
Et les tensions autour du détroit d’Ormuz faisaient toujours trembler le marché du pétrole.
Mais samedi soir, il y a eu un moment un peu plus léger.
Parce que le XV de France a remporté le Tournoi des Six Nations 2026.
Un match complètement fou.
Angleterre : 46.
France : 48.
Et à la dernière minute…
Thomas Ramos a passé la pénalité de la victoire.
Le Stade de France a explosé.
Un dimanche où la Calédonie a voté.
Un dimanche où certains sont restés bloqués par les transports.
Et un week-end où le rugby français a fait vibrer tout un pays.
Moi, je me suis réveillé.
Et je me suis dit que dimanche,
beaucoup de Calédoniens avaient fait un geste simple.
Glisser un bulletin dans une urne.
Bref.
