Je me réveille, la campagne s’emballe

Je me réveille.
Et en fait… la campagne n’a jamais vraiment dormi.
Hier soir, c’était la dernière ligne droite pour déposer les listes du second tour.
Jusqu’à la dernière minute, ça négociait. Ça discutait. Ça calculait.
Mais au final… pas de grand bouleversement. Juste des rapports de force confirmés.
À Nouméa, on repart sur une triangulaire.
Toujours les mêmes. Toujours le même duel… avec un troisième qui peut tout faire basculer.
À Dumbéa, ça se complique encore : cinq listes.
Là, clairement, personne ne contrôle rien.
Je comprends un truc.
Le vrai enjeu maintenant, c’est plus les alliances.
C’est les abstentionnistes.
56 % de participation au premier tour.
Donc presque un électeur sur deux… n’a rien dit.
Et pendant que la politique s’agite, le reste du pays tire la langue.
Air Calédonie met la moitié de son personnel en chômage technique.
Toujours bloquée. Toujours à l’arrêt.
Et derrière, c’est toute une économie qui ralentit.
Même le climat des affaires recule encore. On est loin des années normales.
Je vois aussi passer une info.
Un type condamné pour avoir menacé Sonia Lagarde sur les réseaux.
70 jours-amende.
Comme quoi, écrire derrière un écran… ça finit parfois devant un juge.
Et puis à côté de tout ça…
La vie continue.
Des contrôles routiers. Des amendes.
Des étudiants qui bossent au parc forestier.
Des sportifs qui préparent déjà 2027.
Et le soir… tout le monde en vert pour la Saint-Patrick.
C’est ça le pays en ce moment.
Un mélange de tension politique… et de normalité qui tient encore.
Je me recouche pas.
Parce que le vrai match… c’est dimanche.
Bref.

