“Cœur Pacifique” : Anne-Hélène Gramignano se confie avant l’événement

À l’approche de l’événement “Cœur Pacifique”, qui se tiendra fin mars à Nouméa puis début avril à Bourail, les attentes montent. Derrière cette initiative, une volonté affichée : proposer un espace dédié au bien-être et au développement personnel. Pour en comprendre les enjeux, Anne-Hélène Gramignano, co-organisatrice, a accepté de répondre à nos questions.
« L’objectif est de prolonger une énergie de partage et de reconnexion », explique-t-elle.
Une initiative née d’un succès inattendu
La Dépêche : Comment est né “Cœur Pacifique” ?
Anne-Hélène Gramignano :
« En juillet 2025, nous avons organisé une première édition à Nouméa puis à Bourail. L’accueil a été extrêmement chaleureux, bien au-delà de ce que nous avions imaginé. Ce fut un véritable coup de cœur, autant pour le public que pour les intervenants. »
Elle poursuit :
« Face à cette demande, il nous a semblé naturel de revenir rapidement, sans attendre un an. »
Une dynamique portée par le terrain, plus que par une stratégie planifiée.
Une approche assumée, entre bien-être et expérience humaine
La Dépêche : Qu’est-ce qui différencie votre événement d’un salon bien-être classique ?
Anne-Hélène Gramignano :
« Ce qui fait la différence, c’est l’intention. Ce n’est pas seulement un lieu où l’on découvre des pratiques, c’est une véritable expérience humaine. Il y a une dimension de rencontre, de partage, de transformation intérieure. »
Elle insiste :
« L’objectif n’est pas de consommer du bien-être, mais de vivre un moment porteur de sens. »
Un positionnement clair, centré sur l’expérience plus que sur la prestation.
Une sélection d’intervenants basée sur l’humain
La Dépêche : Comment choisissez-vous les intervenants ?
Anne-Hélène Gramignano :
« Nous les avons rencontrés en métropole, lors d’événements similaires. Cela nous a permis de découvrir leur travail, mais aussi leurs valeurs. »
Elle précise :
« Nous avons fait le choix de personnes en qui nous avons confiance, autant sur le plan humain que professionnel. »
Une sélection revendiquée comme qualitative, mais reposant avant tout sur l’expérience personnelle des organisateurs.
Un format limité et une organisation maîtrisée
La Dépêche : Combien de participants attendez-vous ?
Anne-Hélène Gramignano :
« Nous avons prévu 200 personnes maximum par événement. Cela permet de garder une certaine qualité d’échange. »
Le format se veut structuré :
« La journée se déroule de 9h à 16h30, avec des interventions, des temps de découverte et des échanges avec les intervenants. »
Un cadre volontairement limité pour préserver l’expérience.
Un modèle économique transparent
La Dépêche : Le tarif est fixé à 8 000 CFP. Que comprend-il ?
Anne-Hélène Gramignano :
« Il s’agit d’une journée complète avec l’ensemble des interventions. Les participants pourront découvrir différentes pratiques : reconnexion intérieure, bien-être, médiumnité. »
Elle ajoute :
« L’événement se finance uniquement grâce à la billetterie. »
Aucun financement externe revendiqué, un modèle simple.
Face aux critiques, une réponse assumée
La Dépêche : Certains critiquent ce type d’événement. Que leur répondez-vous ?
Anne-Hélène Gramignano :
« Les critiques viennent souvent de personnes qui n’ont jamais vécu ce type d’événement. Nous ne prétendons pas détenir des vérités. Chacun reste libre de prendre ce qui lui parle. »
Sur les risques de dérives :
« Nous nous entourons uniquement d’intervenants que nous connaissons et en qui nous avons confiance. L’éthique est essentielle. »
Une réponse classique, mais assumée.
Un besoin croissant dans le contexte actuel
La Dépêche : Pourquoi cet engouement aujourd’hui ?
Anne-Hélène Gramignano :
« Cette quête est universelle. Aujourd’hui, beaucoup ressentent le besoin de se reconnecter à eux-mêmes. »
Elle va plus loin :
« Le contexte actuel renforce ce besoin de se recentrer et de retrouver un équilibre. »
Une lecture qui dépasse le simple cadre local.
Une édition rare, sans garantie de suite
La Dépêche : Y aura-t-il d’autres éditions ?
Anne-Hélène Gramignano :
« Pour le moment, rien n’est prévu. Les intervenants ont des agendas chargés. Cela rend cette édition particulière. »
Elle conclut :
« Si cela doit continuer, cela se fera naturellement. »
Un positionnement qui joue aussi sur la rareté.
À travers “Cœur Pacifique”, Anne-Hélène Gramignano et son équipe proposent une expérience qui se veut différente des formats classiques. Entre ambition de partage et réponse à une demande croissante, l’événement s’inscrit dans une tendance de fond.
Les billets sont disponibles :
📍 En points physiques :
Nouméa : L’Officine de la Rose
Ducos : Yggdrasill
Apogoti : Yggdrasill
Boulouparis : Institut Lâcher Prise
Bourail : Au Passage
💻 En ligne :
via Eticket.nc (Nouméa et Bourail)
via le mail : becker@mls.nc
Le tarif d’entrée est fixé à 8 000 CFP.

