Antoine Romain sacré maire

Deux visages, une même ligne : à Païta, le changement s’inscrit dans la continuité politique.
Sans trembler, les électeurs ont reconduit une majorité claire, assumée et ancrée à droite.
Une victoire nette qui confirme l’ancrage politique de Païta
À Païta, le verdict des urnes est sans appel. Antoine Romain devient officiellement maire ce vendredi 27 mars 2026, à l’issue de l’installation du nouveau conseil municipal. Une élection sans suspense, mais hautement symbolique : celle d’une continuité assumée dans la gouvernance locale.
Sa liste « Païta j’y crois », arrivée largement en tête au second tour des municipales du 22 mars, a recueilli 43,17 % des suffrages exprimés, soit 4 407 voix. Ce score lui permet d’obtenir 26 sièges au sein du conseil municipal, garantissant une majorité solide et stable.
Derrière, la liste « PAÏTA, UN NOUVEAU SOUFFLE ! », menée par Milakulo Tukumuli, atteint 34,15 % (3 486 voix) et décroche six sièges. La liste indépendantiste FLNKS Païta, conduite par Nikita Aurélie Gaia, totalise 13,66 % (1 395 voix) et obtient deux sièges, tandis que la liste « Esprit Païta » de Patrick Greppo ferme la marche avec 9,02 % (921 voix) et un siège.
Un message politique clair : les habitants de Païta changent d’homme, mais pas de cap. Malgré le retrait de Maryline D’Arcangelo, la majorité sortante conserve la confiance des électeurs. Une fidélité qui traduit une volonté de stabilité dans un contexte territorial encore fragile.
Une élection sans surprise portée par une majorité solide
Réunis ce vendredi à 14 heures, les nouveaux conseillers municipaux ont procédé à l’élection du maire. Deux candidatures seulement ont été déposées : celle d’Antoine Romain pour la majorité et celle de Nikita Aurélie Gaia pour le camp indépendantiste.
Sans surprise, Antoine Romain est élu dès le premier tour avec 25 voix, confirmant l’écrasante domination de sa majorité. Il devient ainsi le 7ᵉ maire de la commune de Païta, succédant à Maryline D’Arcangelo.
Cette élection illustre une réalité politique locale : la droite loyaliste reste solidement implantée à Païta, portée par une ligne claire et un discours de responsabilité. Le soutien affiché des Loyalistes a d’ailleurs joué un rôle déterminant dans cette victoire.
Dans un territoire où les équilibres sont souvent fragiles, Païta apparaît comme un bastion de stabilité institutionnelle, refusant les aventures politiques incertaines.
Une équipe municipale homogène pour gouverner sans blocage
Dans la foulée de l’élection du maire, les adjoints ont été désignés. Là encore, aucun suspense : seule la liste « Païta j’y crois » avait déposé une liste, traduisant une majorité totalement maîtrisée.
La première adjointe est Vaisioa Puleoto, épouse Lagikula, suivie de Nicolas Fijalkowski, deuxième adjoint, et d’Anouck Lefers, troisième adjointe. S’ajoutent ensuite Stéphane N’Gadiman, Amandine Bui Duyet, Kevin Cugola, Lusia Falelavaki, Ali Kobeissi, Aniseta Fiaha Tufele et Lusiano Takatai.
Une équipe complète, structurée et cohérente, qui permettra à la municipalité d’agir rapidement sans blocage politique interne.
Ce choix d’une équipe unique envoie un signal clair : efficacité, unité et capacité d’action immédiate. À l’heure où de nombreuses collectivités sont paralysées par les divisions, Païta fait le choix inverse.
Au-delà des noms, c’est une méthode qui s’impose : celle d’une gouvernance stable, sans compromis idéologique ni concessions opportunistes.
Dans un contexte calédonien marqué par les tensions économiques et politiques, les électeurs de Païta ont fait le choix de la clarté plutôt que du flou, de la continuité plutôt que de l’instabilité.
