Henri Leroy : «L’union des droites pour faire gagner la France !»

Le sénateur Henri Leroy annonce quitter Les Républicains pour rejoindre l’UDR, le parti d’Éric Ciotti. Il plaide pour une union des droites, du centre à la droite patriote, estimant que seule une ligne claire et rassemblée peut permettre d’emporter la bataille de 2027.
Henri Leroy26/03/2026 à 19:26

Henri Leroy. AFP / © JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET
L’union des droites pour faire gagner la France ! La droite française traverse un moment de vérité. Elle doute, elle s’interroge, parfois elle se disperse, alors même que le pays, lui, réclame de la clarté, de la solidité et une direction. Les élections municipales l’ont démontré : jamais l’attente d’une alternance n’a été aussi forte, jamais les aspirations à l’autorité, à l’ordre, à la liberté, au respect du travail, à la maîtrise de notre destin collectif n’ont été aussi profondément ancrées dans le pays, et pourtant jamais notre famille politique n’a semblé aussi hésitante dans la manière d’incarner cette espérance.
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Ce décalage est dangereux. Car il nourrit l’abstention, le découragement et, à terme, l’effacement. Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître nos erreurs. On ne rassemble pas en s’effaçant. On ne convainc pas en édulcorant son message. Et l’on ne construit pas une force de gouvernement sur des ambiguïtés. La droite n’a pas besoin d’un compromis de plus, ni d’une recomposition sans colonne vertébrale. Elle a besoin d’être elle-même, pleinement. Elle doit assumer ce qui fait sa raison d’être : l’autorité de l’État, la sécurité des Français, la transmission, le mérite, le respect du travail, mais aussi la liberté d’entreprendre, qui est l’une des grandes valeurs trop souvent reléguées à l’arrière-plan du débat public.
La vérité est simple : personne ne gagnera seul
Car défendre la liberté d’entreprendre, ce n’est pas défendre un intérêt particulier ; c’est défendre celles et ceux qui prennent des risques, qui créent, qui innovent, qui investissent, qui embauchent et qui, chaque jour, font tenir debout l’économie réelle du pays. Une droite qui oublierait cela oublierait une part essentielle d’elle-même.
La victoire comme boussole
Mais cette clarté ne servira à rien si elle demeure éclatée. La vérité est simple : personne ne gagnera seul. Aucun courant, aucune sensibilité, aucune personnalité ne peut prétendre, à elle seule, rassembler ce que le pays attend. C’est pourquoi il faut sortir des logiques de boutique, des concurrences stériles et des frontières artificielles. L’enjeu n’est pas d’additionner des ego, encore moins d’organiser une hégémonie des uns sur les autres. L’enjeu est de bâtir une force capable de gouverner.
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Cela suppose de tendre la main. Tendre la main à toutes celles et à tous ceux qui, du centre à la droite patriote, veulent sincèrement faire gagner nos idées et nos valeurs. Tendre la main à ceux qui refusent l’effacement, à ceux qui n’ont pas cédé aux facilités du renoncement, à ceux qui savent que la France a besoin d’une droite claire, forte. Nous ne devons fermer la porte à personne dès lors qu’il s’agit de servir l’essentiel. Car pendant que nous nous divisons, d’autres avancent. La gauche, et singulièrement sa frange la plus radicale, poursuit avec méthode la bataille culturelle. Elle tente d’imposer ses thèmes, ses mots, ses références. Elle s’allie avec l’extrémisme. Elle sait qu’une victoire politique se prépare toujours d’abord dans les esprits.
C’est pour cette raison que j’ai décidé de rejoindre l’UDR. L’échéance de 2027 ne se préparera ni dans l’ambiguïté ni dans l’isolement. Elle se préparera par la clarté, par le courage et par le rassemblement. Le moment n’est plus aux calculs secondaires. Il est au sursaut. Il est à la construction du socle le plus large possible pour faire gagner la France !

