Je me suis réveillé… et les émeutes n’ont plus de coupables

Je me réveille.
Je regarde l’actu.
Et là… non-lieu général.
Je ne comprends pas tout de suite.
Je relis.
Les émeutes de 2024.
Le dossier à Paris.
Des mois d’enquête.
Quatorze mises en examen.
Et au final… rien.
Christian Tein.
La CCAT.
Relaxés.
Motif : surtout des discours.
Et même pire.
Les juges disent qu’il y avait surtout des appels au calme.
Donc en gros… pas responsables.
Je souffle.
Puis je vois les réactions.
Le FLNKS applaudit.
« La justice a fait son travail. »
Ok.
En face, ça explose.
Metzdorf parle de peuple meurtri.
Backès dit que la justice devient folle.
Le Rassemblement parle d’indignation.
Et moi, je comprends surtout un truc.
Personne n’est d’accord.
Comme d’hab.
Et là, twist.
Le parquet fait appel immédiat.
Donc ce n’est pas fini.
Donc c’est encore flou.
Donc on repart pour un tour.
Je continue.
Politique.
Joël Peyronnet rejoint les Loyalistes.
Mot-clé : clarté.
Traduction : chacun choisit son camp.
Encore.
Ouvéa maintenant.
Aérodrome bloqué.
Trois mois.
Les gens en ont ras-le-bol.
Santé, boulot, déplacements… bloqués.
Mais le collectif tient.
Jusqu’au 28.
Pourquoi 28 ?
Personne ne sait.
Je scrolle.
Des jeunes élus motivés.
Des artisans qui survivent.
Des stands de bouffe.
Un salon pour oublier la crise.
Un peu.
Je m’arrête.
Parce qu’en vrai…
Entre une justice contestée,
des politiques qui se repositionnent
et des habitants bloqués sur leur île…
J’ai l’impression que tout le monde parle.
Mais que personne n’écoute.
Bref.
(Crédit photo : Job/AP/SIPA)

