Je me suis réveillé… et il y avait plus de listes que de candidats

Je me suis réveillé et j’ai découvert que c’était le dernier jour pour déposer les listes des provinciales. Et visiblement, tout le monde a décidé de tenter sa chance. En province Sud, onze listes étaient déjà annoncées avant même la clôture officielle. Entre les Loyalistes, le FLNKS, l’UNI, Calédonie Ensemble, l’Éveil océanien, Philippe Dunoyer, Faire Pays et quelques nouveaux venus de dernière minute, les électeurs vont bientôt avoir besoin d’un GPS pour retrouver leur bulletin de vote.
J’ai ensuite regardé du côté des Îles. Jacques Lalie a bien déposé sa liste, soutenue par le Parti travailliste. Après son retour inattendu dans la course, l’ancien président de province promet désormais de construire « dans le consensus ». Ce qui est toujours plus facile à annoncer avant les élections qu’après.
Pendant ce temps, l’actualité nous a rappelé qu’il existe des sujets beaucoup plus graves que les campagnes électorales. Trois personnes ont perdu la vie dans un accident à Yaté ce week-end, seulement quarante-huit heures après le drame d’Ouvéa. En deux jours, cinq personnes ont trouvé la mort sur les routes calédoniennes. Un bilan qui porte désormais à dix le nombre de victimes depuis le début de l’année.
J’ai aussi vu que Jean-Luc Mélenchon promettait l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie s’il arrivait un jour à l’Élysée. Une déclaration qui a immédiatement déclenché des réactions locales. Comme quoi, même à 17 000 kilomètres de Paris, certains arrivent encore à faire campagne chez nous.
Pendant ce temps, plus de 500 jeunes se retrouvaient à Bourail pour le rassemblement de Téné. Une semaine entière placée sous le signe de la foi, du partage et de la rencontre. À voir les centaines de jeunes réunis sur l’hippodrome, on se dit parfois que certains savent encore se rassembler sans passer leur temps à se diviser.
Et puis pour la Journée mondiale des océans, l’Aquarium des lagons offrait une entrée gratuite contre quelques déchets recyclables. Des familles entières ont sillonné leur quartier pour ramasser des bouteilles, des canettes et des emballages avant de venir les déposer. Une opération simple qui rappelle qu’il est souvent plus facile de nettoyer une plage que certains débats politiques.
Bref.

