Je me suis réveillé... j'ai cru à une blague

Je me suis réveillé.
C'était samedi.
J'ai pris mon café.
J'ai regardé les infos.
J'aurais peut-être dû attendre le deuxième café.
La Nouvelle-Calédonie sort tout juste d'un gros épisode de pluie.
Des randonneurs ont été secourus.
Un automobiliste aussi.
Les agriculteurs, eux, comptent les pertes.
Jusqu'à la moitié des récoltes envolée.
Ça commence fort.
Ensuite, j'apprends qu'un corbillard a été vandalisé.
Oui.
Un corbillard.
Avec un cercueil dedans.
Même le gérant n'arrive plus à comprendre.
Moi non plus.
Pendant ce temps, les responsables agricoles promettent des réunions.
Encore des réunions.
Parce qu'après les intempéries, il faut réparer.
Et surtout espérer.
La filière bois veut se structurer.
Recycler davantage.
Créer des emplois.
Pour une fois, une bonne nouvelle ne commence pas par une catastrophe.
Les étudiants, eux, créent des start-up autour de la blockchain.
Le miel devient connecté.
Moi, j'essaie déjà de retrouver où j'ai posé mes clés.
Le week-end continue.
Salon des collectionneurs.
Miss Nouvelle-Calédonie.
Concerts.
Rap.
Hip-hop.
Danse.
Mangroves.
Plantations.
Culture.
Ça fait du bien.
Le sport, lui, regarde déjà vers les Jeux du Pacifique.
Et même vers Brisbane 2032.
Comme quoi, certains pensent encore à construire plutôt qu'à réparer.
Puis arrive le Tour de France.
L'Alpe d'Huez.
Les jambes vont brûler.
Les supporters aussi.
Je repose mon téléphone.
Je regarde mon café.
Il est froid.
Comme l'idée de vandaliser un corbillard.
Bref.

