Présidentielle 2027 : Ségolène Royal ferme la porte aux macronistes et mise sur l’union de la gauche

Résumé IA
Ségolène Royal, candidate à la présidentielle 2027, exclut toute alliance avec les macronistes et prône une union de la gauche, incluant socialistes, écologistes et communistes. Elle a obtenu les parrainages nécessaires pour la primaire, dont les deux tours auront lieu les 9-10 et 16-17 octobre 2026.
Candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2027, Ségolène Royal exclut toute alliance avec les macronistes. L’ancienne candidate à l’Élysée veut rassembler socialistes, écologistes et communistes autour d’une candidature commune à gauche.
Ségolène Royal exclut toute alliance avec le camp Macron
À un peu plus de six mois du début de l’année présidentielle, Ségolène Royal précise sa stratégie pour 2027. Invitée mardi 8 septembre sur Sud Radio, l’ancienne ministre a clairement fermé la porte à toute alliance avec les forces issues du macronisme. Pour elle, le positionnement politique du centre ne laisse guère de place au doute : « le centre, c’est la droite », a-t-elle affirmé.
Une ligne qui conduit l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 à écarter tout rapprochement avec le bloc central.
Si on veut une alliance avec la droite : ce sera sans moi
a-t-elle prévenu.
Une « union de la gauche » pour la présidentielle de 2027
À l’inverse, Ségolène Royal plaide pour un rassemblement beaucoup plus large à gauche. Elle souhaite construire une « union de la gauche, des écologistes, des communistes », avec l’objectif de présenter une alternative commune lors de la prochaine présidentielle.
Cette stratégie intervient alors que la primaire socialiste et démocratique entre dans une phase décisive. Ségolène Royal a annoncé avoir obtenu les parrainages nécessaires pour participer au scrutin, dont les deux tours doivent se dérouler les 9-10 octobre puis les 16-17 octobre 2026.
Royal veut « remettre de l’ordre et de la dignité »
À 72 ans, l’ancienne présidente de la région Poitou-Charentes entend notamment s’appuyer sur son expérience politique.
Invitée sur LCI, elle s’est félicitée d’avoir recueilli des soutiens venant de plusieurs sensibilités différentes du Parti socialiste.
Son discours se veut désormais celui de la reconstruction.
Je souhaite remettre de l’ordre et de la dignité dans la maison France, qui a été très abîmée ces dernières années
, a-t-elle expliqué.
Pour l’instant, Ségolène Royal n’a toutefois pas encore dévoilé dans le détail le programme qu’elle entend défendre. Lors d’un déplacement à la foire agricole de Châlons-en-Champagne, elle avait également insisté sur son expérience, assurant n’avoir « rien à prouver » et ne plus avoir de carrière politique à construire.
Une primaire de gauche particulièrement disputée
La bataille pour l’investiture s’annonce néanmoins très ouverte. Ségolène Royal devra notamment affronter Raphaël Glucksmann, président de Place publique, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, ainsi que les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj.
Fabien Verdier et Emmanuel Maurel, président de la Gauche républicaine et socialiste, sont également annoncés parmi les candidats. La primaire pourrait donc devenir l’un des premiers grands tests de la recomposition politique à gauche avant 2027.
Reste surtout une question : jusqu’où cette volonté d’union pourra-t-elle aller ?
En excluant dès maintenant les macronistes, Ségolène Royal choisit en tout cas de tracer une frontière politique nette entre la gauche qu’elle souhaite rassembler et le bloc central, qu’elle classe désormais explicitement à droite.
