Je me suis réveillé… et la Calédonie reparlait enfin de produire

Résumé IA
Bref, Paris peut aider la Calédonie à tenir, mais pour repartir, il faudra aussi produire, entreprendre et recommencer à croire en ce que l’on sait faire ici.
Je me suis réveillé et, après des semaines à parler de milliards, de déficits et d’aides de l’État, la Calédonie reparlait enfin de ce qu’elle sait produire elle-même.
La Semaine de l’industrie vient de commencer et, jusqu’au 19 septembre, les entreprises calédoniennes vont ouvrir leurs portes pour montrer leurs métiers, leurs outils et surtout leurs savoir-faire. Visites d’usines, rencontres avec les scolaires, conférences et même une boutique éphémère consacrée aux produits locaux : derrière l’opération, il y a un message simple dans une économie qui cherche son second souffle, être industriel en Nouvelle-Calédonie est devenu un véritable engagement.
Et pendant que les entreprises ouvrent leurs portes, les jeunes prennent la route. Vingt-quatre élèves du lycée Jules-Garnier ont lancé leur Caravane de l’entrepreneuriat. Pendant dix jours, ils vont parcourir la Grande Terre et, pour la première fois, les îles Loyauté, pour expliquer à d’autres jeunes comment une idée peut devenir un projet, puis une entreprise. Une petite initiative peut-être, mais qui raconte aussi quelque chose de cette relance dont tout le monde parle désormais.
La mission transpartisane, elle, commence justement à rentrer de Paris. Après l’Élysée, Matignon, le Sénat, l’Assemblée nationale et plusieurs ministères, elle revient avec le renouvellement du soutien financier de l’État. Christopher Gygès doit maintenant détailler les résultats du déplacement et, surtout, la suite. Car après avoir obtenu de l’oxygène à Paris, il va falloir transformer cette aide en reprise économique sur le terrain.
L’actualité reste malheureusement marquée par le drame du Marathon de Nouméa. Une enquête a été ouverte après le décès d’un coureur de 25 ans. Huit participants ont été victimes de malaises en peu de temps et quatre ont dû être transportés, malgré un dispositif de secours supérieur aux obligations réglementaires. Sur les routes aussi, le bilan s’est encore alourdi : deux accidents mortels à Ouégoa et Ouvéa portent désormais à 21 le nombre de morts depuis le début de l’année.
Enfin, près de 400 représentants du Pacifique sont réunis au Centre culturel Tjibaou pour la 11ᵉ conférence consacrée à la biodiversité, avec une même question : au-delà des déclarations, comment passer concrètement à l’action ?
Et finalement, je me suis dit que c’était peut-être le fil rouge de cette rentrée : Paris peut aider la Calédonie à tenir, mais pour repartir, il faudra aussi produire, entreprendre et recommencer à croire en ce que l’on sait faire ici.
Bref

