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Le Débrief

Je me suis réveillé, Paris avait encore sauvé la mise

5 septembre 2026 à 06:10
3 min de lecture
Je me suis réveillé, Paris avait encore sauvé la mise

Résumé IA

Samedi matin, la mission transpartisane a rencontré Emmanuel Macron à Paris, obtenant des aides de l’État pour la Calédonie, avec 11 millions d’euros pour fin 2026 et 50 millions pour 2027, sous condition de réformes. Virginie Ruffenach juge la proposition satisfaisante à 90 %, mais le désendettement à long terme reste en suspens, tandis que Sonia Lagarde souligne les défis sociaux et économiques persistants.

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Je me suis réveillé samedi matin.

J’ai ouvert les infos.

J’ai vu l’Élysée.

Je me suis dit que ça allait parler de la Calédonie.

Ça parlait de la Calédonie.

Vendredi après-midi.

La mission transpartisane avait rencontré Emmanuel Macron.

Tout le monde était là.

Les Loyalistes.

Le Rassemblement.

Les élus.

Tout le monde.

Ensemble.

À Paris.

C’était déjà un événement.

Mais le vrai événement.

C’était l’argent.

L’État avait annoncé 11 millions d’euros pour finir 2026.

Puis 50 millions pour commencer 2027.

Puis entre 400 et 460 millions d’euros dans le budget 2027.

J’ai recalculé.

J’ai arrêté.

C’était beaucoup.

Mais pas assez pour régler tous les problèmes.

Parce qu’il y avait une condition.

Il fallait réformer.

Donc l’État donnait de l’argent.

Mais il voulait aussi des réformes.

Normal.

Enfin.

Normal pour quelqu’un qui regarde les comptes.

Virginie Ruffenach disait que la proposition correspondait globalement à 90 % des demandes.

90 %.

C’était plutôt bien.

Mais il restait les 10 %.

Et dans les 10 %.

Il y avait notamment le désendettement à long terme.

Toujours pas réglé.

Donc on avait obtenu de l’argent.

Mais pas encore la sortie de crise.

J’ai continué.

Sonia Lagarde parlait de Nouméa.

De reconstruction.

De Rivière-Salée.

De travaux.

De police.

Mais surtout.

Elle parlait de la situation sociale.

Parce que deux ans après les émeutes.

Les dégâts étaient encore là.

Et les nouveaux pauvres aussi.

Elle disait que l’État ne pourrait pas payer éternellement.

J’ai regardé mes impôts.

Enfin.

J’ai regardé ailleurs.

Elle parlait aussi de l’avenir institutionnel.

Et elle était claire.

Si la Calédonie devenait indépendante demain.

La précarité ne disparaîtrait pas.

Elle pourrait même empirer.

J’ai continué.

Il y avait le FIP.

Si les communes perdaient encore des ressources.

Elles investiraient moins.

Donc moins de travaux.

Moins de chantiers.

Moins de BTP.

Et encore moins d’activité.

En gros.

Il fallait de l’argent.

Pour relancer l’économie.

Pour reconstruire.

Pour investir.

Pour éviter que tout s’arrête.

Bref.

Il fallait de l’argent.

Et heureusement.

La France était là.

Pendant ce temps.

À Pouembout.

Le dépotoir brûlait encore.

Depuis deux jours.

Les pompiers étaient toujours mobilisés.

Le feu était contenu.

Mais pas éteint.

Il y avait beaucoup de déchets.

Donc beaucoup de fumée.

Et comme on ne savait pas exactement ce qu’il y avait dedans.

On demandait aux habitants de fermer les fenêtres.

J’ai continué.

Le Sénat coutumier appelait au calme.

Au dialogue.

À l’écoute.

Au respect.

Parce qu’après l’incendie du Conseil coutumier.

Il fallait éviter que ça dégénère.

Encore.

Et puis.

Les marchés ruraux.

Ghislaine Harly dénonçait les contrôles administratifs.

Trop de contrôles.

Des producteurs qui avaient peur.

Des exposants qui hésitaient.

Donc elle voulait une charte.

Une fédération.

Des règles plus claires.

Parce qu’apparemment.

Même vendre ses légumes était devenu compliqué.

J’ai fermé les infos.

J’ai regardé l’heure.

Il était tôt.

Très tôt.

Et pourtant.

J’avais déjà eu droit à l’Élysée.

À des centaines de millions.

À une crise économique.

À une crise sociale.

À une crise institutionnelle.

À un dépotoir en feu.

Et à des marchés ruraux en colère.

J’ai pris mon café.

Il était froid.

Comme l’ambiance.

La Calédonie avait obtenu de l’argent.

Elle avait obtenu du temps.

Mais pas encore de solution.

Bref.

(Crédit photo : AIR IMAGES / PH.GUIGNARD/AIR-IMAGES.NET)