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Au delà du récif

Immigration, sécurité, justice : le plan de Bruno Retailleau pour «restaurer la souveraineté du peuple»

4 septembre 2026 à 13:00
2 min de lecture
Immigration, sécurité, justice : le plan de Bruno Retailleau pour «restaurer la souveraineté du peuple»

Résumé IA

Bruno Retailleau, candidat LR, dévoile un plan de réformes constitutionnelles pour "restaurer la souveraineté du peuple". Il propose notamment d'étendre le référendum législatif et d'autoriser les Français à contourner une censure du Conseil constitutionnel. Un second texte, sous forme de charte, vise à "réarmer la France" sur la laïcité et le contrôle des frontières.

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S’il parvient à conquérir l’Élysée en 2027, le candidat LR promet une réforme constitutionnelle choc. Il propose notamment la possibilité de consulter les Français par référendum sur une loi censurée par le Conseil constitutionnel.

Quentin Gérard 03/09/2026

Bruno Retailleau.

Bruno Retailleau. AFP / © Bastien Ohier / Hans Lucas

Bruno Retailleau promet régulièrement de « renverser la table » s’il gagne l’élection présidentielle. C’est dans cet état d’esprit que le candidat LR a présenté, auprès du Figaro, deux textes constitutionnels qu’il compte mettre en œuvre en priorité une fois à l’Élysée. Car pour lui, la réforme constitutionnelle est la « mère de toutes les batailles » pour combattre l’impuissance et « restaurer la souveraineté du peuple ».

Il compte d’abord faire adopter un projet de loi constitutionnel développé en cinq articles. Le premier prévoit d’élargir le champ du référendum législatif à l’ensemble du domaine de la loi, incluant la sécurité, l’immigration, la justice, les questions de société et l’éducation. Cette extension nécessiterait une révision de l’article 11 de la Constitution. Ensuite, il souhaite baisser le seuil de signatures requis pour déclencher un référendum d’initiative partagée, passant de 4,8 à 2,4 millions.

Réarmer la France contre les grandes menaces 

Le texte ambitionne également de faire prévaloir la Constitution sur le droit de l’Union européenne, dès lors que ce dernier s’avérerait contraire à la Constitution ou méconnaîtrait la répartition des compétences entre l’UE et les États membres. Enfin, il entend redonner aux Français la possibilité de décider, par référendum ou via leurs représentants réunis en Congrès, d’appliquer malgré tout une loi censurée par le Conseil constitutionnel.

Bruno Retailleau propose ensuite un deuxième texte. Celui-ci prendrait la forme d’une charte constituée de onze articles, à l’instar de la charte de l’environnement. Elle doit permettre de « réarmer la France contre les grandes menaces » pesant sur la « cohésion », la « sécurité » et « l’identité » de la France. L’objectif : rappeler qu’il revient au peuple de fixer les règles et non aux juges. Le sénateur considère cette charte indispensable pour que le Parlement puisse reprendre la main sans être censuré. Ainsi les marges de manœuvre des interprétations jurisprudentielles seraient réduites.

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La charte traite de la laïcité – « nul ne peut se prévaloir de ses convictions religieuses pour se soustraire aux lois de la République et s’affranchir des règles communes » –, du séparatisme, de l’assimilation ou encore le contrôle des frontières « toutes les fois où il s’avère nécessaire ».