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Au delà du récif

Tesla : la France teste le FSD avant une possible autorisation en Europe

4 septembre 2026 à 17:00
3 min de lecture
Tesla : la France teste le FSD avant une possible autorisation en Europe

Résumé IA

La France lance des essais sur route du système FSD de Tesla, avec deux véhicules mis à disposition des autorités. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, annonce cette nouvelle phase d’évaluation, alors que l’Union européenne pourrait se prononcer sur une autorisation. Un vote est possible dès le 6 octobre 2026.

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La France a lancé des essais sur route du système FSD de Tesla, la technologie avancée d’aide à la conduite développée par le constructeur d’Elon Musk. Deux véhicules ont été mis à disposition des autorités françaises afin d’évaluer le dispositif dans des conditions réelles.

Ces tests interviennent alors que l’Union européenne pourrait prochainement se prononcer sur l’autorisation du FSD, déjà expérimenté dans plusieurs pays européens.

Deux Tesla équipées du FSD testées en France

Le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé que la France entrait dans une nouvelle phase d’évaluation du système Full Self-Driving (FSD) de Tesla.

Après plusieurs mois d’échanges techniques avec le constructeur américain, Tesla a mis à disposition de l’administration française deux véhicules équipés du FSD afin de permettre des essais sur les routes françaises.

« Grâce à la mise à disposition par Tesla de deux véhicules équipés du FSD, nous entrons désormais dans une nouvelle phase : celle des essais sur route », a indiqué Philippe Tabarot.

Le ministre avait également annoncé avoir eu un « échange constructif » avec Elon Musk autour de cette technologie.

Le FSD de Tesla n’est pas une conduite totalement autonome

Malgré son appellation Full Self-Driving, le système actuellement proposé par Tesla ne permet pas au véhicule de circuler sans surveillance humaine.

Le FSD reste un système avancé d’aide à la conduite : il peut notamment gérer la direction du véhicule, son accélération et son freinage.

Le conducteur doit toutefois rester attentif et prêt à reprendre le contrôle du véhicule à tout moment.

Cette question de la surveillance du conducteur constitue justement l’un des points étudiés par les autorités européennes.

La France veut vérifier elle-même la sécurité du système

En juillet, Philippe Tabarot estimait encore que les garanties offertes par Tesla n’étaient pas suffisantes pour permettre une autorisation du FSD en France.

Les interrogations concernaient notamment le respect des limitations de vitesse ainsi que les systèmes permettant de vérifier la vigilance du conducteur.

La France souhaite donc réaliser ses propres tests afin de confronter les résultats obtenus sur son réseau routier aux données communiquées par Tesla et les autorités néerlandaises.

L’objectif est de disposer des conclusions de ces essais entre la mi-septembre et la fin septembre 2026.

Plusieurs pays européens expérimentent déjà le FSD

Les Pays-Bas jouent actuellement un rôle central dans le processus européen.

En avril, l’autorité routière néerlandaise RDW avait autorisé provisoirement l'utilisation du FSD de Tesla sur les routes.

Cette décision avait ensuite conduit plusieurs autres pays, dont la Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie, à avancer eux aussi vers des essais de la technologie.

Ces expérimentations doivent préparer une éventuelle décision commune au niveau de l’Union européenne.

Un vote européen possible dès octobre

Un comité technique de l’Union européenne doit se réunir le 6 octobre 2026.

Un vote concernant le système de conduite assistée de Tesla pourrait intervenir à cette occasion. Dans le cas contraire, la question pourrait être examinée lors de la réunion suivante prévue au début du mois de décembre.

La France veut donc disposer de ses propres résultats avant cette échéance.

Selon une source du ministère des Transports citée par Reuters, Paris espère parvenir avec Tesla au « bon compromis » permettant d’aller vers une décision positive, à condition que les exigences françaises en matière de sécurité soient respectées.

L’autorisation du FSD représenterait une étape importante pour Tesla sur le marché européen, alors que le constructeur cherche depuis plusieurs années à déployer plus largement ses technologies avancées d’aide à la conduite hors des États-Unis.