Sarah Knafo chiffre à 9 milliards d'euros le coût annuel de l'Algérie pour la France

Alors que la France envisage de revenir à 250 000 visas délivrés chaque année aux ressortissants algériens, Sarah Knafo relance le débat sur le coût des relations franco-algériennes. L'eurodéputée de Reconquête! estime que l'Algérie représente plus de 9 milliards d'euros de dépenses annuelles pour les finances françaises et appelle à une rupture avec ce qu'elle qualifie de politique de faiblesse.
Les visas au cœur d'un nouveau bras de fer
La perspective d'un retour à 250 000 visas accordés chaque année aux ressortissants algériens, évoquée ces derniers jours dans le cadre du réchauffement diplomatique entre Paris et Alger, suscite une vive opposition à droite.
Pour Sarah Knafo, cette orientation est incompréhensible alors que les tensions entre les deux pays restent nombreuses, notamment sur les questions migratoires, les obligations de quitter le territoire français (OQTF) et la coopération consulaire.
Dans une vidéo publiée le 18 juillet, l'eurodéputée affirme que la France continue de supporter un coût considérable dans sa relation avec l'Algérie.
Une facture évaluée à plus de 9 milliards d'euros
Selon Sarah Knafo, plusieurs postes de dépenses permettent d'établir une facture dépassant 9 milliards d'euros par an :
136 millions d'euros d'aide publique au développement ;
100 millions d'impayés dans les hôpitaux ;
880 millions liés à la fraude aux pensions de retraite ;
2 milliards de manque à gagner fiscal via les transferts de fonds ;
1,6 milliard d'aides sociales ;
1,5 milliard consacrés aux logements sociaux ;
380 millions de frais universitaires ;
260 millions liés à l'immigration clandestine ;
2,2 milliards attribués au coût de la délinquance.
Pour l'eurodéputée, cette somme est révélatrice d'une politique devenue incohérente.
9 milliards d'euros par an, c'est le prix de la faiblesse de nos dirigeants face à un régime hostile.
Un contexte diplomatique toujours tendu
Ces déclarations interviennent alors que les relations entre Paris et Alger traversent une période de fortes turbulences depuis plusieurs mois.
Refus de reprendre certains ressortissants sous OQTF, tensions autour des questions mémorielles, différends diplomatiques et suspension partielle de la coopération consulaire ont profondément dégradé les relations bilatérales.
Malgré cela, le gouvernement français semble vouloir renouer progressivement avec une politique de délivrance de visas plus proche de celle qui prévalait avant la crise diplomatique.
Un discours qui trouve un écho grandissant
Depuis plusieurs mois, Sarah Knafo multiplie les interventions sur les questions migratoires et budgétaires. Son objectif est de mettre en lumière ce qu'elle considère comme le coût réel de certaines politiques publiques, chiffres à l'appui.
Pour ses soutiens, cette démonstration met en évidence un déséquilibre entre les efforts consentis par la France et l'attitude du gouvernement algérien. Elle s'inscrit dans un débat plus large sur la maîtrise de l'immigration, le contrôle des dépenses publiques et les conditions d'attribution des visas.
