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L'actualité locale

Moins de taxe, plus de chantiers

24 août 2026 à 14:00
4 min de lecture
Moins de taxe, plus de chantiers

Résumé IA

Le MEDEF-NC salue la suppression de la Taxe Communale d'Aménagement au Mont-Dore, votée par le conseil municipal le 11 juin 2026 et appliquée depuis le 1er juillet. L'organisation y voit un signal pour les investisseurs. Elle chiffre l'économie pour les porteurs de projets et encourage les autres communes à suivre cet exemple.

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Le patronat calédonien tient enfin une bonne nouvelle. Elle vient d'une commune, pas d'une réforme territoriale et c'est peut-être le plus révélateur.

Quand une organisation patronale applaudit une commune

Le MEDEF-NC a pris position. L'organisation salue la suppression de la Taxe Communale d'Aménagement au Mont-Dore et, au-delà de la mesure elle-même, le signal qu'elle adresse.

Un signal destiné aux acteurs économiques. Aux investisseurs. Aux propriétaires fonciers. À l'ensemble des porteurs de projets de la commune.

Rappelons les faits, ils sont simples. La TCA avait été instituée par délibération du 6 mai 2010. Le conseil municipal l'a supprimée le 11 juin 2026. La mesure est entrée en vigueur le 1er juillet 2026. Seize ans d'existence, une décision, une application quasi immédiate.

Ce que retient le patronat, ce n'est pas seulement le geste. C'est le moment.

Car le contexte, lui, n'a rien de réjouissant. Le ralentissement de l'investissement et de la construction pèse lourdement sur le tissu économique calédonien. C'est le diagnostic que pose le MEDEF-NC, et il ne relève d'aucune posture : les carnets de commandes se sont vidés, les projets se sont enlisés, les entreprises encaissent depuis des mois la contraction de la demande.

Dans ce paysage, chaque décision qui allège la charge pesant sur l'investissement compte double.

Ce que la mesure représente, en francs

Le MEDEF-NC ne se contente pas de saluer. L'organisation chiffre.

La TCA frappait tout porteur de projet soumis à permis de construire ou déclaration préalable. Autrement dit : l'essentiel de ce qui se construit, s'agrandit et se modernise sur une commune.

Pour un investissement de 10 millions de francs, l'achat d'un équipement, d'un véhicule, une extension d'activité, la suppression représente une économie d'environ 400 000 francs.

Pour un projet de 20 millions de francs construction, agrandissement, aménagements, l'économie grimpe à une fourchette de 700 000 à 760 000 francs.

Ces sommes ne disparaissent pas. Elles changent de destination.

C'est tout l'objectif poursuivi : permettre au porteur de projet d'investir davantage dans le développement de son entreprise, un nouvel équipement, une extension, ou dans l'amélioration du cadre de vie de son ménage. Une cuisine extérieure. Des panneaux solaires. Une extension de terrasse.

Il y a là une logique que le patronat défend depuis longtemps et qu'une commune vient d'appliquer sans détour. L'argent laissé à l'entreprise ou à la famille ne dort pas. Il se transforme en chantier, en commande, en heures de travail. Prélevé, il transite par des circuits administratifs. Laissé sur place, il produit immédiatement de l'activité.

Aucun dispositif d'aide, aucun guichet, aucun critère d'éligibilité. Simplement moins de prélèvement.

Un levier direct pour les entreprises du bâtiment

Le MEDEF-NC insiste sur un point que les particuliers perçoivent moins bien.

Cette suppression bénéficie très directement aux artisans, aux entreprises du bâtiment et aux professionnels de la construction, dont l'activité est étroitement liée au volume de projets engagés sur la commune. Elle bénéficie aussi, plus largement, à toute entreprise souhaitant se développer sur le territoire mondorien.

Le mécanisme est mécanique. Un projet devenu trop cher est un projet reporté, puis abandonné. Réduire son coût global, c'est rendre viable ce qui ne l'était plus et faire repartir la commande privée sans injecter un franc d'argent public.

Pour les entrepreneurs, les artisans, les commerçants, les conséquences sont immédiates : moins de frais annexes lors de la construction ou de l'aménagement de bureaux, de commerces, d'usines, d'ateliers. Un obstacle financier de moins entre l'intention et la décision.

L'organisation patronale va plus loin qu'un simple commentaire. Elle relaie et soutient pleinement cette initiative, qui participe selon elle à la relance de l'activité, à l'attractivité et à la reprise économique dont le territoire a aujourd'hui besoin. Et elle encourage ses adhérents ayant un projet au Mont-Dore, professionnel comme personnel, à se rapprocher des services de la mairie pour toute question.

Reste une question que cette prise de position pose en creux.

Si une commune peut, seule, décider de retirer un frein à l'investissement et obtenir un soutien unanime du monde économique, qu'est-ce qui empêche les autres d'en faire autant ? La réponse n'appartient pas au MEDEF-NC. Elle appartient à ceux qui votent les délibérations.

Le Mont-Dore a montré qu'une ligne existe. Elle ne coûte rien à suivre.

(Crédit photo : SECAL)