Grippe : l'appel urgent de la DASS

Résumé IA
L'épidémie de grippe continue de sévir en Nouvelle-Calédonie, et la direction des Affaires sanitaires et sociales (DASS) lance un appel à la vigilance avant les vacances. Elle rappelle l'importance de la vaccination et des gestes de prévention, notamment pour protéger les personnes fragiles et désengorger les hôpitaux.
La grippe ne prend pas de vacances. Et elle compte bien profiter des nôtres.
Avant les départs, les retrouvailles et les grandes tablées, le message est clair : chacun doit prendre ses responsabilités.
Avoir eu la grippe ne vous rend pas intouchable
L'épidémie de grippe continue de sévir en Nouvelle-Calédonie, et les établissements de santé en paient le prix fort. Le constat est posé sans détour par le gouvernement, qui, par la voix de la direction des Affaires sanitaires et sociales (DASS), lance un appel à la vigilance à l'approche des vacances scolaires.
Le calendrier n'a rien d'anodin. Qui dit vacances dit déplacements, réunions de famille, rassemblements en tout genre. Autant d'occasions pour le virus de circuler.
L'objectif affiché tient en trois points : freiner les contaminations, protéger les plus fragiles et préserver les capacités de notre système de santé. Rien de spectaculaire. Du bon sens, de la discipline, et l'idée simple que la santé publique commence par la conduite de chacun.
C'est une idée reçue tenace, et elle est fausse. Plusieurs virus grippaux peuvent circuler sur une même période. On peut donc attraper la grippe une deuxième fois, voire davantage, à cause d'un virus différent.
Celui qui sort tout juste d'un épisode grippal n'est pas pour autant à l'abri sur la durée. Les gestes de prévention gardent toute leur importance, y compris pour ceux qui pensent avoir déjà payé leur tribut.
Côté protection, la vaccination demeure l'outil de référence. Le vaccin couvre plusieurs virus grippaux susceptibles de circuler et contribue à réduire le risque de formes graves et d'hospitalisation. Dans un contexte où les hôpitaux sont déjà sous tension, l'argument pèse lourd.
Ceux qui ne se sont pas encore fait vacciner cette année sont invités à en parler à un professionnel de santé. La démarche s'impose tout particulièrement pour les personnes exposées à un risque de complications, et pour celles qui fréquentent régulièrement une personne vulnérable.
Les autorités sanitaires citent notamment les personnes de 65 ans et plus, les malades chroniques et les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, ainsi que les jeunes enfants, en particulier les moins de deux ans.
Un conseil pratique, enfin, pour ceux qui préparent leurs valises : anticiper sa vaccination avant les vacances et les voyages. Mieux vaut s'y prendre avant le départ qu'au retour.
Protéger les plus fragiles, une affaire de décence
Pendant l'épidémie, les personnes les plus fragiles sont invitées à limiter autant que possible les rassemblements et les lieux bondés. Les espaces clos sont à éviter en priorité.
Mais la responsabilité ne repose pas uniquement sur leurs épaules. Elle incombe aussi à ceux qui leur rendent visite.
Rendre visite à un parent âgé ou à un proche malade, c'est un geste d'affection. Encore faut-il ne pas lui apporter le virus en même temps que les nouvelles de la famille. Si vous êtes malade ou que vous présentez des symptômes respiratoires, la visite attendra. Si vous vous déplacez, portez un masque, lavez-vous les mains avant tout contact, aérez régulièrement les pièces et évitez les contacts trop rapprochés.
Ces précautions valent particulièrement auprès des personnes âgées, des nourrissons, des femmes enceintes et des personnes atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées.
Rien là-dedans de contraignant. Juste le respect élémentaire que l'on doit à ceux qui comptent.
Le masque, lui, retrouve sa place dans le paysage. Dans le contexte épidémique actuel, il est fortement recommandé dans toutes les structures de santé : hôpitaux, cliniques, centres médico-sociaux, cabinets médicaux et autres lieux de soins. Il freine la transmission du virus et protège à la fois les patients, les visiteurs et les soignants, à commencer par les plus vulnérables.
Hors des lieux de soins, la règle est tout aussi simple. Vous êtes malade et devez côtoyer d'autres personnes, dans les transports, dans un lieu fermé ou dans un endroit très fréquenté ? Le masque s'impose.
Désengorger les urgences, c'est l'affaire de tous
Face à l'impact de l'épidémie, le message des autorités sanitaires se résume en une phrase : les gestes de chacun comptent.
Le premier d'entre eux relève du civisme le plus élémentaire. Quand on est malade, on limite ses contacts et on évite les rassemblements. Viennent ensuite les réflexes que tout le monde connaît, mais que trop peu appliquent : porter un masque en présence d'autres personnes, se laver régulièrement les mains, tousser et éternuer dans son coude ou dans un mouchoir jetable, aérer les pièces.
Reste la question des urgences. En cas de problème de santé sans signe de gravité, le bon réflexe consiste à consulter d'abord son médecin traitant ou un centre médico-social (CMS), ou à demander conseil à son pharmacien.
Le principe est rappelé avec fermeté : les urgences hospitalières doivent rester réservées aux situations qui exigent une prise en charge immédiate, ou aux cas orientés par un professionnel de santé. Encombrer un service d'urgence pour un symptôme bénin, c'est retarder la prise en charge de celui qui en a réellement besoin.
Vaccination, masque, limitation des contacts lorsqu'on est malade. Trois réflexes, rien de plus. Ils suffisent pourtant à protéger les plus fragiles et à préserver notre système de santé. La balle est dans le camp de chacun.
(Crédit photo : DASS NC)


