La rentrée solennelle de l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) s’est tenue dans un contexte lourd d’enjeux, mais aussi porteur d’espoirs.
Un moment institutionnel fort, marqué par la présence d’Isabelle Champmoreau et de Samuel Hnepeune, membres du gouvernement chargés respectivement de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Aux côtés des représentants des institutions, du monde économique et de la communauté universitaire, l’UNC a rappelé une évidence souvent passée sous silence : l’université n’est pas un luxe idéologique, mais un investissement stratégique pour la stabilité et la souveraineté du pays.
Sous l’impulsion de sa présidente, Catherine Ris, l’établissement a réaffirmé un cap clair et assumé, loin des postures victimaires.
Un cap fondé sur la formation, la recherche, l’innovation et l’appui direct aux politiques publiques.
Une université ancrée dans le réel et tournée vers l’emploi
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et contredisent les discours déclinistes.
En 2025, 600 diplômés sont sortis de l’UNC, dont 90 % ont accédé à un emploi en lien direct avec leurs qualifications.
Un résultat qui démontre l’adéquation entre les formations proposées et les besoins réels du tissu économique calédonien.
Ici, pas de diplômes hors sol ni de formations déconnectées des réalités locales.
L’université assume une mission claire : former des compétences utiles, employables et immédiatement mobilisables.
Un choix stratégique qui s’inscrit pleinement dans une logique de responsabilité publique.
La création annoncée d’un nouveau département industriel en génie électrique et informatique industrielle illustre cette volonté d’anticiper les besoins des secteurs productifs.
Un signal fort envoyé aux entreprises comme aux familles.
Recherche, excellence et rayonnement régional assumés
L’UNC ne se contente pas de former : elle produit aussi de la connaissance.
Et là encore, les résultats sont concrets, mesurables et reconnus aux niveaux national et international.
L’université a été lauréate de l’appel à projets France 2030 régionalisé avec le projet CAPNC-FEINC-UNC.
Un dispositif structurant, conçu pour développer une offre de formation professionnelle directement ancrée dans les besoins du terrain.
Sur le plan scientifique, trois doctorantes ont été distinguées par le prix Jeunes talents France 2025 L’Oréal-UNESCO, confirmant la qualité de la recherche menée localement.
Une reconnaissance nationale qui vient balayer les caricatures sur l’enseignement supérieur ultramarin.
Le programme FALAH, dédié à la coopération scientifique entre l’Europe et le Pacifique, illustre également cette ambition régionale assumée : quatorze institutions partenaires, quatre-vingt-quinze scientifiques mobilisés et quatorze doctorants formés.
L’implantation du nouveau centre de recherche sur les maladies vectorielles, accueillant l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie, marque une étape majeure.
Un outil stratégique pour la santé publique régionale et la coopération scientifique dans le Pacifique.
Responsabilité institutionnelle et accompagnement des étudiants
Consciente des fragilités sociales qui touchent une partie de la jeunesse, l’UNC travaille désormais à la structuration d’un véritable statut étudiant.
Objectif affiché : clarifier les droits, harmoniser les dispositifs existants et renforcer la lisibilité des services.
Une approche pragmatique, loin des slogans, qui vise à sécuriser les parcours et à favoriser la réussite.
Dans cette logique, la province Sud joue un rôle déterminant.
Elle accompagne les étudiants à chaque étape de leur parcours, via des aides aux études supérieures, des dispositifs de mobilité vers la métropole, des bourses d’accès aux grandes écoles, ou encore des aides à l’emploi et au premier logement des jeunes diplômés.
Ce soutien massif rappelle une réalité trop souvent oubliée : l’investissement public dans la jeunesse est un choix politique structurant, pas une dépense idéologique.
Cette rentrée 2026 a débuté concrètement ce mercredi à 7 h 45 pour les étudiants de première année.
Les inscriptions sont closes depuis le mardi 3 février, mais des rendez-vous en présentiel restent possibles jusqu’au 5 février sur le campus de Baco.
À travers cette rentrée, l’Université de la Nouvelle-Calédonie envoie un message clair.
Elle assume son rôle républicain, son exigence académique et sa responsabilité sociale.
Dans un territoire en quête de stabilité et de perspectives, l’UNC s’impose plus que jamais comme un levier d’avenir, de cohésion et de souveraineté intellectuelle.


















