Je me réveille.
Et l’école fait la une.
L’enseignement catholique annonce la fermeture de cinq internats et de sept cantines, à une semaine et demie de la rentrée.
Baisse démographique, financements en recul, plan de licenciement : soixante-quinze emplois sont menacés et des centaines de familles s’inquiètent.
Le gouvernement répond.
Audit attendu, engagements non tenus, dialogue rompu.
Résultat immédiat : 150 millions gelés, et une crise qui devient politique autant qu’éducative.
Pendant ce temps, les communes cherchent des solutions, les parents improvisent, et les élèves restent sans certitude à quelques jours de la reprise.
Je lève les yeux sur Nouméa.
La campagne municipale est lancée.
Sonia Lagarde officialise sa candidature pour un troisième mandat.
Stabilité, solidité, sérieux : trois mots pour défendre un bilan et assumer la continuité dans un contexte tendu.
À Dumbéa, on tente de recoller les morceaux ailleurs.
La médiation sociale fait son retour dans plusieurs quartiers, avec la Croix-Rouge et les bailleurs sociaux, pour apaiser les tensions et recréer du lien au quotidien.
Sur les campus, l’ambiance est différente.
Les étudiants de première année découvrent l’université, entre stress, excitation et premières promesses d’autonomie.
Autour, l’actualité continue de frapper.
Incendies jugés, peines prononcées, routes coupées, et même l’eau qui manque dans certains quartiers en pleine chaleur.
Heureusement, il y a aussi des sourires.
Une Calédonienne championne du Japon en rugby à sept, et le sport qui rappelle que tout n’est pas à l’arrêt.
Je me recouche.
La journée était dense.
Bref.


















