Quand la France gagne, elle ne s’excuse pas.
À Antholz-Anterselva, les Bleus ont lancé les JO 2026 de la plus belle des manières : par l’or, le vrai, celui qui fait retentir La Marseillaise.
Un relais mixte français solide malgré la pression olympique
Ils étaient attendus, observés, parfois critiqués avant même d’avoir chaussé les skis. Éric Perrot, Quentin Fillon Maillet, Lou Jeanmonnot et Julia Simon ont répondu de la seule manière qui compte dans le sport de haut niveau : par la victoire.
Ce dimanche 8 février, sur la piste exigeante d’Antholz-Anterselva, le relais mixte tricolore a offert à la France son premier titre olympique des Jeux d’hiver 2026.
Bien lancé par Éric Perrot, auteur d’un relais appliqué malgré une pioche au tir debout, le collectif français a posé les bases d’une course sérieuse. Le Savoyard a su rester dans le rythme des meilleures nations, maintenant la France dans le groupe de tête dès les premiers kilomètres.
Le passage de Quentin Fillon Maillet a ensuite rappelé que les Jeux olympiques ne pardonnent rien. Le Jurassien, double champion olympique à Pékin en 2022, a connu une séquence délicate sur le pas de tir, avec cinq fautes. Mais l’essentiel était ailleurs : éviter l’anneau de pénalité, chose faite avec sang-froid.
Résultat : un relais transmis à Lou Jeanmonnot à moins de vingt secondes de la Norvège, référence mondiale de la discipline.
Lou Jeanmonnot et Julia Simon, la démonstration française
C’est souvent dans les moments clés que les grandes athlètes se révèlent. Pour ses premiers Jeux olympiques, Lou Jeanmonnot a livré une prestation de très haut niveau. Leader du classement général de la Coupe du monde, la Française a assumé son statut sans trembler.
Impériale sur les skis, précise derrière la carabine, elle a déposé les Norvégiennes, les Allemandes et les Italiennes, creusant progressivement l’écart. À l’issue de son relais, Julia Simon s’est élancée avec une avance confortable d’une vingtaine de secondes.
La biathlète des Saisies, déjà vice-championne olympique du relais mixte à Pékin en 2022, a fait parler son expérience. Face à une Lisa Vittozzi survoltée à domicile, Julia Simon n’a jamais cédé à la pression.
Son 10/10 au tir a scellé le sort de la course et permis aux Bleus de s’imposer avec autorité.
À l’arrivée, La Marseillaise a retenti pour la 14ᵉ fois de l’histoire olympique du biathlon français. Un symbole fort, dès le premier jour des épreuves de la discipline.
La France lance parfaitement ses JO 2026
Avec cette médaille d’or, la France ouvre son compteur aux Jeux olympiques d’hiver 2026, après l’argent décroché par Mathis Desloges en skiathlon. Deux médailles, dont un titre, qui placent la délégation tricolore à la 7ᵉ place provisoire du tableau des médailles.
Dans un contexte international toujours plus relevé, cette performance rappelle une évidence trop souvent oubliée : le sport français sait gagner, sans complexe et sans discours larmoyant.
Le biathlon tricolore, double champion du monde en titre sur le relais mixte, confirme qu’il reste une valeur sûre de l’olympisme d’hiver.
Au sommet du classement des nations, la Norvège domine provisoirement avec six médailles, dont trois en or, devant les États-Unis et l’Italie. Mais la dynamique française est bien là, portée par un collectif solide et une génération qui assume ses ambitions.
À Antholz-Anterselva, les Bleus n’ont pas seulement gagné une course. Ils ont donné le ton. Et rappelé que, quand la France joue collectif, elle peut viser le sommet.
















