La séquence parlementaire de la nuit dernière n’est pas passée inaperçue. Interrogée par le député Guillaume Kasbarian, la ministre Naïma Moutchou a livré une réponse nette, sans ambiguïté, sur la conduite des discussions institutionnelles concernant la Nouvelle-Calédonie. Une prise de parole qui tranche avec les prudences habituelles et qui acte un changement de ton de l’État.
Une réponse ferme, sans faux-semblants
Dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, Naïma Moutchou a posé un principe clair : aucun acteur ne peut s’arroger un droit de veto sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. La ministre a rejeté explicitement toute tentative de paralysie du processus par l’absence volontaire ou la politique de la chaise vide.
Le message est limpide : l’État ne suspendra pas son action à ceux qui refusent de participer. Les discussions avanceront avec celles et ceux qui acceptent le cadre républicain et la logique du compromis.
La fin assumée de la stratégie du blocage
Depuis plusieurs mois, une partie du débat politique calédonien est polluée par une logique d’obstruction. En refusant d’y céder, la ministre envoie un signal fort : ne pas venir à la table des discussions, c’est faire le choix de l’isolement.
Cette réponse acte un renversement de perspective. L’absence n’est plus une arme politique, mais une marginalisation assumée. Le processus institutionnel ne sera plus pris en otage par des stratégies d’évitement.
Un message direct aux Calédoniens confrontés à l’urgence
Au-delà du cadre institutionnel, la fermeté de Naïma Moutchou s’adresse aussi aux Calédoniens du quotidien. Ceux qui subissent une économie à l’arrêt, des entreprises fragilisées et une incertitude permanente sur l’avenir du territoire.
En affirmant que l’État avancera avec les acteurs de bonne foi, la ministre rappelle une priorité : ne pas pénaliser toute une population à cause de blocages politiques assumés par une minorité. La stabilité et la reconstruction ne peuvent plus attendre.
Une doctrine politique désormais assumée
Cette intervention ne relève pas de la simple rhétorique parlementaire. Elle marque l’installation d’une doctrine claire, pas de veto, pas de chantage, pas de paralysie institutionnelle.
L’État affirme qu’il poursuivra le dialogue, mais sans renoncer à son autorité ni à son calendrier. Une clarification attendue depuis longtemps par une large partie des acteurs économiques et sociaux du territoire.
Une ligne qui engage la suite des discussions
En quelques phrases, Naïma Moutchou a redonné de la lisibilité à l’action de l’État. La responsabilité est désormais clairement posée, ceux qui choisissent de ne pas participer assument seuls les conséquences politiques de leur absence.


















