Détroit d’Ormuz sous tension après les frappes

Les États-Unis et Israël ont lancé, samedi 28 février, l’opération militaire « Fureur épique » contre l’Iran.
Des frappes massives ont visé Téhéran et plusieurs sites militaires stratégiques.
Dans la soirée, le président américain Donald Trump a annoncé la mort du guide suprême Ali Khamenei.
Quelques heures plus tard, la télévision d’État iranienne a confirmé le décès.
Une frappe assumée, une guerre déclarée
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé mobiliser « toute la puissance d’Israël, comme jamais auparavant ». Il a assuré que l’attaque durerait « aussi longtemps que nécessaire ».
Même ligne à Washington : Donald Trump a indiqué qu’il allait « parler aux dirigeants iraniens », tout en maintenant la pression militaire.
Trois soldats américains ont été tués et cinq grièvement blessés, selon le Centcom. Ce sont les premières pertes américaines officiellement reconnues. L’armée israélienne annonce la mobilisation de 100 000 réservistes. Elle renforce son niveau de préparation « sur les différents fronts ».
Dimanche soir, deux puissantes explosions ont secoué Téhéran. Les déflagrations ont fait vibrer les vitres à plusieurs kilomètres. La télévision d’État iranienne a affirmé être visée par des frappes. L’objectif exact n’a pas été précisé.
Riposte iranienne et Golfe sous tension
Les Gardiens de la Révolution ont promis « l’offensive la plus féroce de l’histoire des forces armées de la République islamique d’Iran ».
L’Iran a lancé des frappes contre plusieurs pays de la région.
Les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, le Liban, la Jordanie, Israël et l’Irak ont été visés.
Des explosions ont retenti à Tel-Aviv et à Jérusalem. Des centaines de vols vers le Moyen-Orient ont été annulés à travers le monde.
Dans le Golfe, la situation maritime se dégrade rapidement. Trois navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz : deux au large des Émirats arabes unis et d’Oman.
Un troisième projectile a explosé à proximité d’un bâtiment près de Charjah, selon UKMTO.
L’équipage serait sain et sauf.
La télévision d’État iranienne a affirmé qu’un pétrolier « coulait » après avoir été frappé alors qu’il franchissait « illégalement » le détroit. Des images montrent une épaisse fumée noire s’élevant au-dessus du navire.
Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, Arsenio Dominguez, a appelé les compagnies à éviter la zone.
Les navires devraient éviter de transiter dans la région concernée tant que les conditions ne se sont pas améliorées, a-t-il déclaré.
Il exhorte les compagnies maritimes à « faire preuve de la plus grande prudence ». Il rappelle que « la liberté de navigation est un principe fondamental du droit maritime international ».
Transition en Iran et onde de choc mondiale
Après la mort d’Ali Khamenei, un triumvirat assurera la transition. Il sera composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et d’un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution.
Aux Émirats arabes unis, les places financières ferment temporairement. Le Dubai Financial Market et l’Abu Dhabi Securities Exchange suspendent leurs activités lundi et mardi.
En France, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, indique suivre la situation depuis le Centre de planification et de conduite des opérations. Le conflit est analysé « heure par heure ».
L’offensive « Fureur épique » marque une rupture stratégique majeure. Israël et les États-Unis assument une confrontation directe avec le régime iranien. L’Iran promet un « châtiment sévère ».
Le détroit d’Ormuz, artère énergétique mondiale, devient un point de bascule.
Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau. Et cette fois, les grandes puissances avancent à visage découvert.

