Régie Pub
mercredi 21 janvier 2026
La Dépêche de Nouméa
En direct
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
En direct
No Result
View All Result

1793 : la République tue son roi pour survivre

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
21 janvier 2026
dans Mémoire
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
4 minutes

En France, certaines dates ne relèvent pas du folklore mais de la mémoire tragique de la Nation.
Le 21 janvier 1793 marque une rupture irréversible entre l’État, la loi et la mort politique.

Une exécution publique qui scelle la fin de la monarchie

Le dimanche 21 janvier 1793, à 10 h 22, le roi Louis XVI, âgé de 38 ans, est exécuté sur la place de la Révolution, anciennement place Louis XV, aujourd’hui place de la Concorde.
La scène est froide, méthodique, encadrée par une Garde nationale en armes, tandis que les tambours battent la générale dans les rues de Paris.

Le roi déchu avance avec dignité. Son courage final, unanimement rapporté par les témoins, contraste avec les faiblesses politiques qui ont marqué son règne. Cette mort publique n’est pas seulement celle d’un homme : c’est l’exécution symbolique de la monarchie millénaire française.

Louis XVI n’est plus roi depuis le 10 août 1792, date de l’assaut des Tuileries par les sans-culottes et les fédérés. Emprisonné au Temple avec sa famille, il devient le citoyen Capet, privé de toute protection institutionnelle. La Révolution entre alors dans une phase où le droit cède progressivement le pas à la force politique.

Pour ses partisans, cette exécution fait du souverain un martyr. Pour ses adversaires, elle est présentée comme une nécessité historique. Mais dès l’époque, le doute s’installe : la République pouvait-elle naître autrement que dans le sang ?

Un procès politique plus que judiciaire

Le procès de Louis XVI s’ouvre dans un climat de pression populaire extrême. La Convention nationale se constitue elle-même en tribunal, écartant toute juridiction indépendante. Une décision légalement discutable, puisque la Constitution de 1791 proclamait l’inviolabilité et le caractère sacré du roi.

La découverte de la célèbre armoire de fer, le 20 novembre 1792, accélère le processus. Elle contient plus de 600 documents, dont des correspondances compromettantes avec des puissances étrangères et des figures politiques comme Mirabeau. Pour les Montagnards, la culpabilité ne fait plus débat.

Les chefs d’accusation sont nombreux : fuite à Varennes, double jeu diplomatique, financement supposé de la contre-révolution, usage du veto royal, relations avec l’étranger, maintien de troupes suisses armées.
Au total, 33 griefs sont retenus contre Louis Capet.

Face à lui, une défense solide mais tardive, incarnée par Malesherbes, Tronchet et de Sèze, qui rappellent une réalité juridique essentielle : beaucoup des actes reprochés étaient légaux au moment où ils furent commis.

Mais le verdict est déjà écrit. Comme l’affirme Saint-Just :

On ne peut régner innocemment.

Et Robespierre d’enfoncer le clou :

Louis doit mourir pour que la patrie vive.

Le roi n’est plus jugé comme un homme, mais comme un obstacle politique à éliminer.

Un vote sous pression et une République radicalisée

Le 15 janvier 1793, la Convention vote la culpabilité à haute voix, exposant chaque député à la vindicte populaire. 642 députés sur 718 déclarent Louis XVI coupable.
L’appel au peuple est rejeté. La peine est ensuite votée dans une atmosphère de menaces, d’invectives et de peur.

La mort l’emporte à une voix près.
Une seule voix sépare la vie de la mort du roi de France.

Le sursis est refusé. L’appel est rejeté. La sentence est irrévocable.

L’exécution de Louis XVI ne met pas fin à la Révolution. Elle l’accélère. Elle ouvre la voie à la Terreur, aux tribunaux d’exception, aux exécutions de masse et à une logique où le soupçon devient une preuve.

Aujourd’hui encore, le débat demeure. Beaucoup d’historiens reconnaissent que, si la République voulait s’affirmer, la procédure employée ne respectait pas les lois en vigueur. La mort du roi fut un acte politique, non un jugement impartial.

Le 21 janvier 1793 reste ainsi une date de fracture.
Celle où la France a choisi de sacrifier un roi pour sauver une idée, au prix d’un héritage de violence dont elle porte encore les traces.

Tags: 21 janvier 1793Ancien Régimechute de la monarchiecitoyen CapetConvention nationalecrime politiqueexécution de Louis XVIguillotinehistoire de FranceLouis XVImémoire nationalemonarchie françaiseplace de la Concordeprocès de Louis XVIRépublique et violenceRépublique françaiseRévolution françaiseRobespierre.Saint-JustTerreur

Continuer la lecture

La Constitution américaine : le texte fondateur qui défie le tempsMémoire

La Constitution américaine : le texte fondateur qui défie le temps

17 Sep 2025
La guerre de Cent Ans commence par un coup d’orgueilMémoire

La guerre de Cent Ans commence par un coup d’orgueil

7 Oct 2025
Violette Nozières : la parricide qui a glacé la FranceMémoire

Violette Nozières : la parricide qui a glacé la France

28 Août 2025
Guillotin ne voulait pas ça : la machine qui a dérapéMémoire

Guillotin ne voulait pas ça : la machine qui a dérapé

1 Déc 2025
Article précédent

Dumbéa face au choix sécuritaire : police ou gendarmes ?

Article Suivant

FLNKS : qui impose quoi à qui ?

Article Suivant

FLNKS : qui impose quoi à qui ?

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

En direct

21/01 à 13:07

FLNKS : qui impose quoi à qui ?

À chaque communiqué, le même mantra : aucun accord ne serait possible « sans le peuple kanak ...

21/01 à 12:00

1793 : la République tue son roi pour survivre

En France, certaines dates ne relèvent pas du folklore mais de la mémoire tragique de la Nation...

21/01 à 11:00

Dumbéa face au choix sécuritaire : police ou gendarmes ?

À quelques semaines du premier tour des élections municipales du 15 mars, les candidats affûte...

21/01 à 10:02

Air Tahiti Nui au bord du chaos : les salariés lancent l’alerte

Deux ans de bouleversements internes, une gouvernance contestée, un cap stratégique flou.À Air...

21/01 à 09:00

Après La Niña, le retour à la normale climatique dès 2026

La météo ne se gouverne pas à coups d’incantations idéologiques, mais à partir de données...

21/01 à 08:05

Après l’effondrement, la SLN joue son va-tout industriel

La Société Le Nickel sort lentement de l’année la plus éprouvante de son histoire récente....

21/01 à 06:30

À l’Assemblée, la ministre des Outre-mer recadre LFI sur la Calédonie

À l’Assemblée nationale, le dossier calédonien s’est invité au cœur d’un échange tend...

21/01 à 05:36

Je me suis réveillé, le calendrier était posé

Je me suis réveillé. J’ai allumé la radio. À Paris, Élysée-Oudinot a été signé.Pas un ...

20/01 à 18:40

Accord Élysée-Oudinot : Sonia Backès défend des clarifications « indispensables »

Au lendemain de la signature à Paris de l’accord dit Élysée-Oudinot, complémentaire à l’...

20/01 à 18:09

Haut conseil de l’ESS : quand la base UC-FLNKS ne suit plus sa propre élite

La proposition de création d’un Haut conseil de l’économie sociale et solidaire (ESS) port�...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

MACRON SOUS CONTRAINTE, BACKèS MET LA PRESSION SUR L’ETATÀ L’ÉLYSéE, METZDORF MET LA PRESSION à MACRONDU RATTRAPAGE à LA 5G : LA STRATéGIE QUI PAIEPROVINCE SUD : LE PERMIS DE CHASSER PASSE à L’èRE DU CONTRôLEBOULEVARD DES MOTS, PéNURIE DE SOLUTIONSSéCURITé EN PRISON : LE RAPPORT QUI DéRANGE LA CHANCELLERIEPOUVOIR D’ACHAT : LA CANTINE DE NOUMéA ALLéGéE GRâCE à L’ÉTATJAPON-PHILIPPINES : UN ACCORD MILITAIRE POUR CONTRER LA CHINE

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa