Après la proposition de l’Italie d’inscrire les Gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, le ministère iranien des Affaires étrangères se fait menaçant.

La tension monte d’un cran entre Téhéran et les Européens. Ce mardi, les autorités iraniennes ont mis en garde contre des « conséquences destructrices » si le corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) venait à être classé comme organisation terroriste par l’Union européenne, comme l’a proposé l’Italie la veille, rapporte l’AFP.
Téhéran a convoqué l’ambassadeur d’Italie et dénoncé des déclarations « irresponsables », promettant une nouvelle fois des « conséquences destructrices » si l’UE endossait cette initiative. Le ministère iranien des Affaires étrangères a exhorté Rome à « reconsidérer sa position erronée sur l’Iran ».
Des sanctions ciblées bientôt votées
De son côté, le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a annoncé qu’il proposerait jeudi à ses homologues européens d’inscrire les CGRI – armée idéologique de la République islamique – sur la liste des organisations terroristes. Il a justifié cette démarche par « les pertes subies par la population civile lors des manifestations ». Selon des sources diplomatiques à Bruxelles, souligne l’AFP, les Vingt-Sept devraient toutefois se limiter à des sanctions ciblées contre des hauts responsables des Gardiens, l’absence d’unanimité rendant peu probable l’adoption de la demande italienne.
Dès la mi-janvier, le parti français UDR avait lui aussi proposé de classer le corps des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations européennes des organisations terroristes. L’eurodéputé Laurent Castillo a ainsi dénoncé le fait que les réseaux des Gardiens de la révolution « opèrent également sur le sol européen, ciblant des dissidents et des communautés, représentant une menace directe pour la sécurité de la France et de l’Europe ».
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